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6 août 2010
Tous les jours, dans le monde, 1,7 milliard de personnes lisent un quotidien. Soit un quart de la population adulte mondiale. Si on ajoute les autres titres "non-quotidiens", 37% de la population du globe lit chaque jour un journal. On achète aujourd’hui moins de journaux dans les pays “riches” alors que les pays en voie de développement connaissent une croissance fulgurante. Cela reflète le déplacement du centre de gravité économique mondial. Quant à l’avenir de la presse quotidienne, il faudra aujourd’hui rechercher de nouveaux modèles économiques.

L’Inde et la Chine sont désormais les plus grands marchés de journaux dans le monde avec respectivement 110 millions et 100 millions de quotidiens vendus chaque jour.
Tous les jours, dans le monde, 1,7 milliard de personnes lisent un quotidien. Soit un quart de la population adulte mondiale. Si on ajoute les autres titres "non-quotidiens", 37% de la population du globe lit chaque jour un journal. La diffusion mondiale des quotidiens a atteint 517 millions d’exemplaires vendus en 2009, en baisse de 0,8% par rapport à 2008 mais en progression de 5,7% sur cinq ans.
Montée des pays en voie de développement
On achète moins de journaux dans les pays “riches ”, selon la WAN, l’Association mondiale des journaux et éditeurs de médias d’information. "En revanche l’Asie continue de bénéficier d’une hausse significative de la diffusion avec 1% de plus en 2009 et 13% d’augmentation sur les cinq dernières années", selon le rapport. Cela reflète le déplacement du centre de gravité économique mondial.
Au palmarès des plus fortes ventes, l’Inde arrive en tête avec 110 millions de quotidiens vendus chaque jour, suivi par la Chine (100 millions) et le Japon (50 millions). Quant à l’Afrique, le marché est particulièrement dynamique avec une hausse moyenne de 4,8% des ventes de quotidiens.
Recherche de nouveaux modèles économiques
Quant à l’avenir de la presse quotidienne, la WAN estime qu’il faudra rechercher de nouveaux modèles économiques, considérant que la fourniture de services mobiles est plus prometteuse que la fourniture "traditionnelle sur Internet". L’association juge désormais que le paiement pour des contenus de presse en ligne était désormais ancré dans les mœurs. Elle estime toutefois que le secteur doit encore définir un modèle entre la production de contenus et la possession des infrastructures de distribution.
"Les services mobiles peuvent toucher 100% de la population et le paiement pour ce genre de service est bien établi dans les mœurs". L’étude relativise toutefois en estimant "nécessaire de trouver un modèle publicitaire" car "ceux qui ont la mainmise sur les canaux de distribution n’ont montré que peu ou pas d’intérêt jusqu’à présent pour le contenu" que constitue l’information.
Sanjiv Dinama
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