Lors du Sommet de Copenhague, la plupart des délégations revendiquaient notamment la création d’un fonds mondial de solidarité afin que les pays du Sud puissent faire face à l’impact du changement climatique. Cette demande repose sur la responsabilité historique des pays riches, qui sont à l’origine de la création et de l’amplification du changement climatique.
À Copenhague, le groupe des pays riches a tenté d’imposer un accord passant sous silence cette revendication. Le seul engagement non contraignant était fixé à 10 milliards de dollars par an. La vigilance de Tuvalu et l’esprit de résistance des pays de l’Alliance bolivarienne pour le développement des peuples des Amériques avaient fait échouer cette tentative, et retourné la situation.
Un mois et deux semaines après, le directeur du FMI annonce la création d’un "Fonds vert" qui va plus loin que les annonces des pays riches. C’est en effet un Fonds vert doté d’un montant pouvant atteindre 100 milliards de dollars. Son objectif est de répondre aux besoins des pays confrontés à l’impact du changement climatique.
Durant une discussion lors d’un atelier sur le futur de l’économie mondiale, Dominique Strauss Kahn a dit qu’il était évident que les pays en voie de développement n’ont pas la trésorerie pour financer les mesures nécessaires pour contrer le changement climatique, pendant que les pays développés font face à une dette énorme du fait de l’impact de la crise économique mondiale.
Il y a besoin de réfléchir à des mécanismes innovants pour trouver des financements.
« Je ne peux pas croire qu’il n’y ait pas de solution à ce gigantesque problème », a-t-il affirmé à Davos, rappelant que « le nouveau modèle de croissance économique devait être faible en émissions ».
Le FMI va commencer les discussions avec les banques centrales et les ministres des Finances sur la faisabilité de la création d’un "Fonds vert", qui pourrait être partiellement financé par la délivrance de Droits de tirage spéciaux, un avoir de réserve créé par le FMI.
Pour le directeur du FMI, même si le changement climatique est une grande question, « il n’y a pas de problème qui ne peut être résolu », ajoute Dominique Strauss Kahn.
Durant les prochaines semaines, le FMI va publier un document où seront présentées des idées pour le financement, ajoute un communiqué du FMI.




















