Le 21 octobre 1945, les Réunionnais décident d'élire Raymond Vergès et Léon de Lépervanche comme députés. Les candidats du CRADS vont pouvoir mettre en œuvre à Paris la mission pour laquelle ils ont été choisis : abolir le statut colonial à La Réunion. Cette élection survient au bout de plus de 10 ans de mobilisation pour cet objectif. Une fois à Paris, Raymond Vergès et Léon de Lépervanche ont tout mis en œuvre pour sauver leur peuple de la misère, ils réussirent alors à (...)
Si "Témoignages" consacre aujourd'hui deux pages au 66ème anniversaire de l'élection de Raymond Vergès et Léon de Lépervanche comme députés de La Réunion, c'est au moins pour trois raisons. La première, c'est pour faire connaître cet événement à nos compatriotes et pour que celui-ci reste constamment présent dans notre mémoire historique en tant que Réunionnais. En effet, il est très important pour notre peuple de savoir "ousa nou sorte" pour mieux apprendre à (...)
« Réconcilier les Réunionnais entre eux et avec leur histoire est inséparable de la nécessaire réconciliation des Français entre eux et avec leur histoire coloniale, dans une démarche fondamentale de fraternité républicaine. Il faut se féliciter des progrès constatés au sommet de l'État, les encourager et les accompagner. Des actions significatives Le 10 mai 2001, la France qualifiait solennellement l'esclavage de « crime contre l'Humanité ». Cette initiative est (...)
Paul Vergès : — Sur ce point, notre vision est exactement la même. À La Réunion, nous disons au gouvernement : ayez une vision historique de notre évolution ! Quand je regarde les conséquences matérielles, sociales de la loi du 19 mars, je me dis que cette loi a transformé la vie quotidienne infiniment plus que l'abolition de l'esclavage n'a transformé la situation matérielle des esclaves affranchis. Nous disons aussi que l'abolition de l'esclavage a (...)
Paul Vergès : — Quand on voit ces 60 ans, surtout les luttes syndicales, elles avaient un point d'appui qui était le statut. Et elles ont réclamé effectivement, dans tous les domaines, l'application des lois sociales à La Réunion. Cette amélioration du niveau de vie, cette amélioration des structures a fait, en 60 ans, une élévation considérable, une transformation de la société réunionnaise. Mais, comme tu dis Aimé, on ne peut pas faire une politique contre (...)
« “Assimilation” pour moi, ce n'était pas “être semblable à”, mais “avoir une situation égale” » Dans le premier volet de ce dialogue, Aimé Césaire et Paul Vergès reviennent sur les conditions dans lesquelles a été élaborée la revendication d'abolition du statut colonial et sa réalisation pratique : la départementalisation. Paul Vergès : — Bonjour Aimé ! À la veille du 60ème anniversaire de la loi que tu as fait voter à (...)
2011 a été déclarée “l'année des Outre-mers”. Un regard sur le passé et l'on se souviendrait que le dernier « grand » moment historique des Outre-mers dans leur ensemble date de 1946. Plus précisément, de la loi du 19 mars 1946, qui, par ses trois articles, mettait fin au statut colonial en Martinique, Guyane, Guadeloupe et à La Réunion, appelées à l'époque les « quatre vieilles ». Alors que les mouvements indépendantistes s'organisaient dans le reste des (...)
Aujourd'hui, les peuples de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique et de La Réunion célèbrent la date anniversaire la plus importante de leur Histoire après celle de l'abolition de l'esclavage dans leur pays (chez nous, le 20 décembre 1848), à savoir : celle du vote de la loi du 19 mars 1946, proposée par les députés communistes réunionnais Raymond Vergès et Léon de Lépervanche, avec leurs collègues antillais Aimé Césaire et Léopold Bissol. Une loi qui a aboli officiellement (...)
« Voyons donc la physionomie politique et sociale de La Réunion en 1936. Jusqu'à cette date, nos oligarchies locales détiennent tout le pouvoir politique. Nos barons de la terre, du sucre et du rhum imposent la représentation parlementaire où figure le sénateur Léonus Bénard, usinier multimillionnaire, propriétaire de vastes domaines dans la région de Saint-Louis. Naturellement, ces messieurs occupent sans partage les municipalités et le Conseil général dont la principale (...)
• Comment expliquez-vous, demandons-nous au Dr Vergès, que les principes démocratiques soient à ce point méconnus à La Réunion, théoriquement département français ? — C'est que là-bas règne encore dans toute son horreur le vieux système colonialiste. Le gouverneur et l'administration ont de tout temps été les instruments de la domination des gros industriels et planteurs. Jusqu'à la guerre, les municipalités, les conseillers généraux, les députés étaient (...)
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, la République lance le renouvellement de la totalité de sa classe politique. Trois élections et un référendum sont prévus en 1945. Le premier rendez-vous est fixé à La Réunion au 27 mai pour les élections municipales. C'est la première fois que le suffrage universel pourra s'exprimer dans notre île, car depuis 1944, les femmes ont le droit de voter. Ce sera également la première fois où l'administration devra veiller au respect du (...)
Ce 21 octobre 2010 marquait le 65ème anniversaire de l'élection comme députés du Docteur Raymond Vergès, fondateur de "Témoignages", et de Léon de Lépervanche. Tous deux élus sur la base de la volonté de la population d'en finir avec le statut colonial, ils réussirent à obtenir l'adhésion de l'unanimité des députés sur cette question moins de 5 mois plus tard. Le 19 mars 1946, le statut colonial était aboli à La Réunion, commença alors le début de la lutte pour (...)
La Maison des civilisations et de l'unité réunionnaise est morte. Cela vous attriste ? Je suis une chercheuse et le monde de la recherche a l'habitude des revers de toute nature. Donc non je ne suis pas attristée. Je le suis d'autant moins que la Maison des civilisations n'est pas morte. On ne tue pas un travail scientifique, on ne tue pas une idée. Le travail accompli depuis 6 ans ne peut pas disparaître. La formule la plus juste serait de dire "la Région se (...)
Depuis son arrivée à la Région, Didier Robert a montré qu'il possède un des symptômes caractéristique du réactionnaire bon teint : la réécriture de l'Histoire. Dans son discours d'investiture à la Région, l'ex-maire du Tampon avait affirmé que le projet de la Maison des civilisations et de l'unité réunionnaise, « c'est un projet réducteur, nourri d'une volonté évidente de réviser l'Histoire ». Dans la pratique, Didier Robert justifie le (...)
Quelle était la situation des Réunionnais sous le statut colonial ? La loi du 19 mars 1946, qui fait de La Réunion un Département français, est le fruit du regroupement des hommes de bonne volonté issus de tous bords politiques dans le CRADS afin de sortir les Réunionnais de la misère coloniale qui était alors la leur en 1945. En 1946, le choix qui a été fait d'en finir avec le statut colonial et toute la misère qui s'ensuivait était un choix réunionnais. Ce qu'il est (...)
Aujourd'hui, nous célébrons le 64ème anniversaire de la loi du 19 mars 1946, qui a proclamé l'abolition du statut colonial de La Réunion. Cette loi a été votée notamment grâce aux deux députés réunionnais du CRADS Raymond Vergès et Léon de Lépervanche, qui avaient été élus cinq mois avant par une large alliance des Réunionnais autour de ce projet. Sur la base de cette loi et suite aux luttes populaires menées notamment par les communistes alliés à d'autres forces (...)
Emilie Assati, Béatrice Leperlier, Julie Pontalba, Naren Mayandi et Geoffroy Géraud-Legros ont tour à tour mis en perspective les raisons pour lesquels les jeunes regroupés dans l'association pour la célébration du 19 Mars 1946. Naren Mayandi a présenté les buts et la démarche de l'association. Emilie Assati, présidente de l'association, est revenue sur le tournant historique qui caractérise la période actuelle, afin de mettre en perspective l'importance des grands (...)
Bien que la situation ne soit pas identique, comme la période précédant l'entrée en vigueur de la loi du 19 mars 1946, loi qui a décolonisé La Réunion, nous vivons aujourd'hui un moment historique. Et comme la période pré-1946, les forces de progrès se retrouvent une fois de plus ralenties par les barrières posées par les courants rétrogrades et réactionnaires de certains dirigeants de notre classe politique dont les esprits demeurent colonisés et asphyxiés par la peur (...)
« Monsieur le Président, Dans une interview récente, vous avez souligné « la crise de confiance » qui existe en ce moment au sein de la République Française, entre les DOM et la Métropole, et vous avez affirmé le besoin de « respect ». Cette crise de confiance plonge ses racines dans nos apports historiques spécifiques à la République. Alors qu'en 1789, le peuple Français abolit les privilèges, et affirme que « tous les hommes naissent libres et égaux en droits », ici, la population (...)
• Émilie Assati Le 21 octobre ouvre la voie du 19 mars 1946 Émilie Assati explique comment la victoire du 21 octobre a créé les conditions irréversibles pour l'abolition du statut colonial à La Réunion. Émilie Assati Le 19 mars 1946, l'abolition du statut colonial de La Réunion et sa transformation en Département de la République ont été votés. Cette loi constitue le point de départ de l'égalité sociale et politique à La Réunion, grâce notamment aux (...)
L’Az Do Fèr La Réunion : avec l’AJFER, le journal des jeunes Réunionnais dans Témoignages.
Alon filozofé
La politique, c’est pour qui et pour quoi ?
Point de vue
Une autre politique de l’art pour éviter un débat stagnant autour du financement (suite)
C’en est trope
Un nouvel eugénisme
Chronique de Raymond Mollard
Ubu roi, rue de Grenelle
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