Temoignages.RE - Home |   | Cont@ct  |  Flux RSS  Podcasts  Nous suivre sur Facebook  Nous suivre sur Twitter  Temoignages.RE on Google Plus  World Wide Web Consortium - W3C.org
Temoignages.re

Nout Zournal OnZeWéb

http://www.temoignages.re

Accueil du site> Economie

Chronologie de la crise

2008-2011 : trois ans de guerre monétaire

2 janvier 2012

Quand le gouvernement des Etats-Unis décide de la faillite de Lehman-Brothers, il déclenche une guerre monétaire qui fragilise la crédibilité de l’euro.

Mots-clés :


Partager

Le 15 septembre, c’est l’onde de choc : le gouvernement des Etats-Unis décide de laisser couler Lehman-Brothers. La faillite de cette banque est la plus grosse de Wall Street, elle donne une dimension nouvelle à ce qui était au départ une crise de la dette immobilière aux Etats-Unis.
À cette époque, "Témoignages" avait soutenu cette thèse : Washington a une stratégie dont le but est de détruire l’euro, la seule monnaie susceptible de tenir tête à l’hégémonie du dollar.
Trois ans après le début de la crise, l’industrie financière US est restructurée, les pays émergents ont réussi à relancer grâce à l’investissement. Mais en Europe la crise est toujours là et s’aggrave. La fin de l’euro est clairement évoquée, sur la base de la gouvernance de cette monnaie.


2008 : la restructuration de l’industrie financière des États-Unis

L’année 2008 est marquée par l’affirmation d’une stratégie par le gouvernement des Etats-Unis : sauver des banques et laisser d’autres faire faillite. La conséquence est une restructuration de l’industrie financière des Etats-Unis tandis que la crise va s’étendre en Europe.


- 11 janvier 2008 : Bank of America reprend Countrywide Financial, le numéro un du crédit immobilier aux Etats-Unis.

- 18 janvier 2008 : George W. Bush annonce un plan de relance de 150 milliards de dollars.

- 11 mars 2008 : Les banques centrales conjuguent de nouveau leurs efforts pour soulager le marché du crédit.

- 15 Septembre : Faillite de Lehman-Brothers

- 16 septembre 2008 : AIG, premier assureur américain, sauvé par les USA

- 25 septembre 2008 : Washington Mutual, l’une des premières caisses d’épargne américaines, a été saisie et l’essentiel des actifs seront revendus à JPMorgan Chase, pour 1,9 milliard de dollars, qui devient alors la première banque américaine par l’actif sous gestion.

- 30 septembre, la première banque mondiale pour le financement des collectivités locales, la franco-belge Dexia, lève 6,4 milliards d’euros auprès des gouvernements belges, français et luxembourgeois ainsi qu’auprès des actionnaires existants.

- 8 octobre : sept banques britanniques (Barclays, HBOS, Royal Bank of Scotland, Lloyds TSB, Standard Chartered, Nationwide et Abbey filiale de Santander) sont partiellement nationalisées, la banque HSBC refuse néanmoins l’aide du gouvernement anglais

- 3 novembre : des actionnaires ont perdu 20.000 milliards de dollars entre la fin 2007 et le 29 octobre 2008 soit « l’équivalent de la moitié des richesses produites en un an sur la planète ou dix fois le produit intérieur brut de la France

- 4 novembre : Barack Obama est élu président des Etats-Unis. Les Bourses mondiales, rassurées dans un premier temps, repartent à la baisse face à l’aggravation de la crise économique.

- 13 novembre : L’OCDE annonce une récession de -0,3% en 2009 dans ses pays membres.

- 15 Novembre : Sommet du G20 à Washington

- 12 décembre : Bernard Madoff, ancien patron du NASDAQ, est arrêté par le FBI et mis en examen pour une fraude qui pourrait atteindre les 50 milliards de dollars


2009 : l’offensive de Washington

Son industrie financière restructurée, Washington lance un fonds d’investissement pouvant monter ses actifs à 2.000 milliards de dollars. Pendant ce temps, les Européens tentent de colmater les brèches béantes provoquées par le contrecoup de la faillite de Lehman-Brother.

- 5 Janvier : La FED lance un plan de soutien à l’immobilier avec le rachat de créances hypothécaires destiné à relancer le marché du crédit pour le logement.
- 7 janvier : en France, Nicolas Sarkozy annonce un nouveau soutien aux banques d’un montant estimé à 10,5 milliards d’Euros

- 20 janvier : les valeurs financières baissent de 15% à Wall Street.

- 20 janvier : polémique en France sur les bonus des patrons des banques
10 février : les États-Unis présentent un plan de stabilité financière avec un "Financial Stability Trust" pour consolider les fonds propres des banques qui en auraient besoin, un "fonds d’investissement public privé" pour délester les banques de leurs actifs toxiques, un "Consummer and Business Lending Initiative" pour relancer les prêts aux consommateurs et aux petites entreprises, et enfin des fonds doivent servir à éviter les saisies immobilières. L’enveloppe affectée à ce plan peut aller jusqu’à 2 000 milliards de dollar, financée par le Trésor et la Fed.
18 février : La Société Générale a enregistré un résultat net de 2milliards d’euros pour 2008 et se propose d’en distribuer36% à ses actionnaires
- 22 février : le gouvernement britannique aura accordé près de 105 milliards de livres soit 118, 4 milliards d’euros, au sauvetage des banques

- 2 avril : Sommet du G20 de Londres
15 avril : Agences de notation : la Commission, le Conseil et le Parlement Européen ont trouvé un accord sur le règlement qui doit permettre de renforcer le contrôle des agences de notation

- 1er juin : Général Motors demande au tribunal des faillites de New York sa mise sous chapitre 11. Après lui avoir octroyé 19,4 milliards de dollar de financement publics depuis décembre le Trésor accorde une rallonge de 30,1 milliards de dollar.A l’issue de la procédure engagée le Trésor deviendra le principal actionnaire à 60% du nouveau GM. Troisième la plus importante de l’histoire américaine après celle de Lehman-Brothers (septembre 2008) et de Worldcom (2002)


2010 : le feuilleton grec démontre la fragilité de l’Europe

L’année 2010 marque les premiers grands signes de faiblesses de l’Europe. La Grèce est touchée de plein fouet par la crise de la dette et un pays de la zone euro demande de l’aide au FMI. Les plans d’ajustements structurels qui étaient jusqu’alors réservés aux pays du Sud commencent à s’appliquer en Europe, avec la casse des services publics et des conquêtes sociales comme la retraite à 60 ans.


- 14 janvier : pour respecter le pacte de stabilité et de croissance la Grèce prévoit de ramener son déficit à 2,8 % du PIB en 2012.

- 15 janvier : la banque centrale d’Irlande fait savoir qu’elle a procédé, depuis septembre, à diverses opérations de refinancement des banques commerciales sans contrepartie, pour environ 50 milliards d’euros.

- 25 février : mission conjointe de l’union européenne et du FMI en Grèce.

- 5 mars : nouvelles mesures d’austérité destinées à économiser 4,8 milliards d’euros avec notamment une augmentation de la TVA qui passe à 21 %, une réduction de 30 % des primes du secteur public, le gel des pensions, et une augmentation des taxes sur l’essence, le tabac et l’alcool.

- 12 mars : Sommet européen statut qu’en échange d’une accélération de son programme de privatisations, la Grèce devrait voir la durée des emprunts octroyés par les pays européens passer de 4,5 ans à 7,5 ans et les taux passer à 4,2% contre 5,2% initialement.

- 23 avril : la Grèce requiert l’aide du FMI et de l’UEM

- 27 avril : S&P rétrograde la note des obligations portugaises.

- 28 avril : S&P dégrade les obligations espagnoles de AAA à AA-

- 2 mai : accord des crédits de l’Union européenne et du FMI à hauteur de 110 milliards d’euros sur trois ans à la Grèce

- 2 mai : la Grèce annonce son quatrième plan d’austérité.

- 5 mai : troisième grève générale depuis février. À cette occasion, une manifestation dégénère et cause la mort de trois employés d’une banque incendiée par des cocktails Molotov.

- Nuit du 9 au 10 mai 2010 : pour faire face à la peur des marchés et éviter que la crise grecque ne s’étende à l’Espagne, au Portugal voire à l’Italie, l’Union européenne en coopération avec le FMI se dote d’un fonds de stabilisation de 750 milliards d’euros .

- 13 juin : Standard & Poor’s abaisse la note grecque à CCC, estimant que le pays pourrait restructurer sa dette d’une façon qui pourrait être assimilée à un défaut

- 27 octobre : plan d’aide à la Grèce qui prévoit un abandon par les banques privées de 50% de la dette publique qu’elles détiennent sur la Grèce en échange d’une recapitalisation pour un montant de 106 milliards d’euros.


2011 : la déroute des dirigeants de l’Europe

C’est un Européen qui préside le G20 et le G8. Mais Sarkozy est loin d’être à la hauteur. L’Europe prend l’eau de toute part. Trois ans après la restructuration de l’industrie financière des Etats-Unis, le dollar s’apprécie face à l’euro. La question sur la capacité de la monnaie européenne à résister est posée car partout ailleurs, la reprise se dessine.

- 11 janvier : Le Japon va acheter des obligations européennes pour soutenir la zone euro

- 26 au 30 janvier : « Forum économique mondial de Davos », Nicolas Sarkozy y rappelle les priorités de la France pour le G20

- 6 au 10 février : Forum social mondial à Dakar avec pour thème : « les crises du capitalisme et des civilisations

- 25/26 février : Selon le Journal « Les Echos » les cinq grands réseaux bancaires ont cumulé près de 21 milliards d’euros de bénéfices en 2010 (quasiment autant qu’en 2007 avant la crise)

- 11 avril : La présentation du rapport sur « le panorama économique mondial » par le FMI qui prévoit une croissance mondiale de 4,5% pour 2011 et 2012

- 18 avril : Alerte de l’agence de notation Standard and Poor’s sur la dette américaine

- 20 mai : L’Agence Standard and Poor’s dégrade la note de la dette à long terme du Crédit Agricole

- 15 juin : L’agence Moody’s menace de dégrader la note de BNP Paribas – SG et Crédit Agricole compte tenu de leur exposition à la dette grecque
6 juillet : Moody’s dégrade la note du Portugal.
11 juillet : Chute des marchés boursiers dans la zone euro, suite aux indécisions des dirigeants européens sur le sauvetage de la Grèce
12 juillet : Moody’s dégrade à nouveau la note de l’Irlande

- 27 juillet : Moody’s baisse de deux crans la note de Chypre (de A2 à BAA1). Standard and Poor’s abaisse la note de la Grèce

- 5 août : l’agence de notation Standard and Poor’s abaisse la note AAA de la dette américaine à AA+, c’est une première historique depuis 70 ans.

- 24 août : Moody’s abaisse d’un cran la note à long terme de la plupart des établissements bancaires du Japon

- 15 septembre : Les Banques centrales – Banque Nationale Suisse ; Banque du Japon ; BCE ; FED – lancent une action concertée pour apporter des liquidités en dollars au système bancaire

- 19 septembre : L’agence américaine « Standard and Poor’s » abaisse d’un cran la notation de la dette italienne

- 31 octobre : dépôt de bilan du courtier new-yorkais MF Global. Il était très impliqué dans la spéculation sur les dettes européennes
- 3 et 4 novembre : la crise de la dette grecque s’invite au Sommet du G20 de Cannes : Sarkozy ridiculisé par Obama.
- 19 novembre : Sommet de l’Asie de l’Est en présence de Barak Obama et du Premier ministre chinois : Wen Jiabao sur fond de tensions monétaire et territoriales

- 28 novembre : L’agence de notation Moody’s menace de dégrader l’ensemble des pays européens : y compris l’Allemagne ce qui marque ainsi encore l’aggravation de la crise.

Imprimer, Print


Partager

Répondre à cet article


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)


La Réunion -> Monde


SPIP | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
Témoignages - 6 rue du Général Emile Rolland - BP 1016 - 97828 Le Port Cedex
Annonces légales | Rédaction | Publicité
Directeur de publication : Jean-Max Hoarau | Mentions légales | Contacts

© Copyright 5 mai 1944-2012 Témoignages | Tous droits réservés.
La reproduction, même partielle, des contenus des pages de ce site sans accord préalable est strictement interdite (les citations sont autorisées par le droit français pour commentaires et critiques, tant que ceux-ci y sont strictement concomitants et que sont précisés l’auteur original et le lien Internet vers la page source).

Haut