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Liquidation financière de l’entreprise Bisoli

24 salariés sur le carreau

2 mars 2006

Après l’Association sportive du Chaudron, les affaires se corsent pour Roger Bisoli, qui essuie aujourd’hui une liquidation judiciaire de sa société Bisoli, due à une gérance calamiteuse de son entreprise.




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Vers 14 heures hier, le Tribunal d’instance de Champ Fleuri décrétait la liquidation judiciaire de l’entreprise Bisoli, contraignant par la même occasion, la vie de quelque 48 salariés et de leurs familles. Encore faut-il compter les sociétés de sous-traitance et leurs employés, comme ceux de concept OI, dirigé par Patrick Bisoli, fils de Roger Bisoli. En tout, ce ne sont pas moins de 80 salariés, ouvriers qualifiés, qui se retrouvent sur le carreau.
Alain Naillet (CGTR-BTP) note les lourdes responsabilités de l’entrepreneur, mais aussi de la SIDR : "Où est le député maire de Saint-Denis, René-Paul Victoria, qui est de droit le président de la SIDR ? C’est lui qui préside le Conseil d’administration de la SIDR, et la SIDR est aussi responsable dans cette affaire", déclare-t-il sans ménagement.
En effet, l’entrepreneur avait concédé des rabais sur les appels d’offre de la SIDR, allant de 20 à 25% de réduction sur ses réponses. La SIDR étant son principal client, l’Entreprise Bisoli pensait ainsi obtenir plusieurs autres marchés. Alain Naillet (CGTR-BTP) demande aujourd’hui des explications.

Un passif de 3,6 millions d’euros

Il y a 15 jours, le Tribunal de commerce nommait maître Christophe Piec pour qu’il présente un plan de redressement pour la date du 12 avril 2006. "Le rapport est alarmant", signale Alain Naillet, et "au vu du passif de la société, il ne pourra présenter son plan de redressement, sinon on aurait pu partir pour une période d’observation allant jusqu’au 26 août 2006", poursuit le syndicaliste.
Le passif ? Il est énorme. Au total, l’entrepreneur doit 3,6 millions d’euros, des dettes qui se partagent entre les fournisseurs, les banques, les organismes sociaux (URSSAF, caisse des congés payés, CRP, CRR, Assédic, etc.) et surtout les salariés, qui attendent leurs salaires, leurs congés payés et les droits conventionnels de la convention collective du BTP. "On entend même dire qu’il doit de l’argent à la SIDR, qui lui avait avancé une somme pour des travaux qu’il réalisait pour le bailleur social", précise Alain Naillet.
Aujourd’hui, le syndicaliste demande à l’administrateur judiciaire une enquête approfondie sur cette société, établie 2 ZAC Foucherolle. En effet, il note que "malgré l’autorisation de la banque pour un découvert de 150.000 euros, et l’hypothèque de sa maison d’une valeur de 400.000 euros, l’entreprise n’a pas pu se redresser financièrement". Affaire à suivre donc...

Bbj

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