APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
“Alon filozofé” ... !*
Billet philosophique
8 juin 2007, par

Tous les médias regorgent en ce moment de conseils pour les candidats au baccalauréat, dont les épreuves principales commencent lundi prochain. La première de ces épreuves est la dissertation philosophique. Comme cet exercice inquiète certains candidats, nous avons le devoir de profiter de cette chronique hebdomadaire dans “Témoignages” pour leur donner quelques conseils afin de réussir au maximum ce travail et d’obtenir une bonne note. Ces conseils sont sans prétention et parfaitement critiquables.
1) Comprenez bien ce que l’on attend de vous à travers la dissertation de philosophie : c’est un simple exercice scolaire et non un message à adresser à l’humanité ; à travers ce texte, vous devez surtout montrer que vous êtes capable de réfléchir, de raisonner, de débattre d’un problème en montrant les divers questionnements qu’il peut soulever, de peser le pour et le contre, d’argumenter dans un sens, puis dans l’autre, tout en sachant dépasser les contradictions d’une problématique en avançant vers une 3ème piste de réflexion.
2) Cet exercice doit à tout prix provoquer dès l’introduction un déclic chez le correcteur, qui est confronté à une tâche soporifique : lire, corriger et noter des dizaines de copies, ce qui entraîne beaucoup d’ennui et de fatigue, tant la plupart des textes sont plus ou moins banals, confus, identiques. Il suffit donc d’une petite approche originale, intéressante, interrogative pour sortir l’examinateur de sa semi-torpeur et provoquer un début d’intérêt et d’attention pour lire la suite.
3) Le raisonnement et le questionnement tout au long de la dissertation doivent être clairs, simples, logiques et cohérents. Pour atteindre cet objectif, il est recommandé de prévoir systématiquement trois parties dans le développement :
- dans la 1ère partie, on expose une thèse, un point de vue, une approche du sujet en l’expliquant et en l’illustrant par des exemples ;
- dans la 2ème partie, on envisage un point de vue, un angle d’attaque, un questionnement opposé, différent (l’antithèse), là aussi en expliquant et en illustrant ce qu’on dit ;
- enfin, la 3ème partie (synthèse) concilie et dépasse les deux approches précédentes en ouvrant une nouvelle perspective.
La conclusion doit ramasser le tout pour montrer que l’on maîtrise bien le sujet à travers une vision globale, débouchant éventuellement sur une nouvelle problématique.
Un dernier conseil : continuez à philosopher après le bac, quelle que soit la suite de vos études, afin de vous approprier cette pratique pour vivre mieux et pour « transformer le monde ».
Roger Orlu
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