Il le faut ! disait un guerrier

16 juin 2007

Embauché malgré-moi dans l’usine à idées, j’ai refusé de pointer, mobilisé de même dans l’armée des idées, j’ai déserté, je n’ai jamais compris grand-chose, il n’y a jamais grand-chose, ni petites choses, il y a autre chose, autre chose de ce que j’aime, qui me plait, que je fais.
Jacques Prévert.

J’ai pensé ! Une vraie politique de proximité, m’exprimer avec des phrases simples, à la portée de tout le monde, ne pas m’emberlificoter dans les méandres de la politique politicienne.
De parler des sujets que le Réunionnais tient à cœur et qui le concerne personnellement.
L’insécurité des piétons partout, à la ville comme à la campagne, sur les trottoirs. Mettre en évidence les causes négatives supportées au quotidien par les incivilités des automobilistes qui est une délinquance plus grave que la délinquance juvénile.
J’ai rêvé ! Décentraliser tous les concessionnaires autos dans les zones industrielles. Concessionnaires qui sont la cause directe d’une pollution grave :
- Déversement d’hydrocarbures délibéré dans les bouches d’eau de pluie
- Circulation automobile et piétonnière paralysée par tous ces impressionnants mastodontes à double étage de livraison de voitures au milieu de nos villes.
- Incessant va-et-vient des camions de dépannage stationnés moteur en marche, moitié sur la route et en plein trottoir. Pissant l’huile et autre lookeed. Il faut voir ces professionnels de l’automobile, se débattant, au bord de l’hystérie, entre la lecture d’un dossier, le sandwich, la cigarette et le téléphone portable. Je n’exagère pas. Ce qui entraîne du même coup une pollution sonore et aussi des incivilités et arrogances envers le piéton ou la mère de famille qui pousse le landau du bébé.
Décentraliser les entreprises de contrôles techniques automobiles. Elles sont la source de nuisances sonores graves. Pneus usagés abandonnés à proximité sur le trottoir. Ce même trottoir réquisitionné par les panneaux publicitaires et voitures de la clientèle.
Il est grand temps de se ressaisir. Le K.O. est pour bientôt.
J’imagine ! À la place de cette atmosphère pesante et nauséabonde construire de jolies cases ‘pot d’fleurisées’.
Je ne parlerai pas de la sinistrose réunionnaise causée par la politique anti-sociale de la droite.
Faire de la gauche, une gauche forte et combative. À savoir :
- Une vraie politique de lutte contre les privilèges
- Contre la corruption
- Contre le laxisme des élus
Il est de toute évidence qu’un profond malaise dans notre société subsiste et s’amplifie au fil des ans.
Ce n’est pas normal de voir un nombre important d’employés municipaux livrés à eux-mêmes. Sillonnés les rues des villes et des environs, à longueur de journée à bord des voitures de service avec le nom de la ville inscrit sur la portière. Idem dans les bureaux climatisés à outrance où se prélassent des employés désoeuvrés. Il est bien évident que je ne fais pas le procès des employés, mais de ceux qui les dirigent.
À force d’indépendance du quotidien sans contraintes ni repère, le temps de l’ennui passe bêtement, alors qu’il n’y a même pas à se baisser pour saisir les moyens de la connaissance et de l’aventure. Sournoisement le désordre nous guette. Alors qu’avec un peu d’imagination, le temps de l’ennui devient le temps du plaisir.

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