Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
À 21 heures 40 sur Télé Réunion
4 juillet 2007

Docu-fiction de Denys Granier-Deferre. Avec : Laurent D’Olce, Régis Royer, Michel Modo, Frédéric Bocquet, François Toumarkine...
Le 27 juillet 1988, la petite Céline Jourdan est retrouvée violée et assassinée sous des branchages, le long d’une rivière à La Mottedu-Caire, un village de Haute-Provence. Quatre ans plus tard, le 30 novembre 1992, deux hommes comparaissent devant la justice du tribunal de Grenoble. Le premier, Didier Gentil, est un SDF surnommé "le tatoué". L’autre, Richard Roman, est un ingénieur agronome qui a fui la société pour s’installer dans la montagne et élever des chèvres. Quatre ans d’instruction et quatre juges qui se succèdent. Ce procès, qui va durer quatorze jours, est un modèle. Modèle de ce que la justice peut être et doit être. Une recherche méthodique de la vérité. Une vérité qui va éclater au grand jour... À travers ce documentaire-fiction, Denys Granier- Deferre retrace avec précision le fil de ce procès d’assises, mêlant fiction, entretiens et images d’archives. Tourné à la Cour d’assises de l’Isère à Grenoble, ce film réunit des comédiens, des figurants et les acteurs majeurs de cette affaire : Henry Leclerc, avocat de Richard Roman, Joël Roman, le frère de Richard Roman, Maurice Peyrot, chroniqueur judiciaire, Gilbert Jourdan, le père de la petite Céline, François Saint-Pierre, avocat de Didier Gentil, Michel Legrand, avocat général du procès. Quinze ans après les faits, ces six personnes ont accepté de revenir sur ces assises qui ont marqué leur vie à tout jamais.
Votre soirée Télé
Excellente soirée en perspective si vous choisissez de la passer devant la Télé. En effet, on peut, si on le souhaite, passer du rire aux larmes, ou tout du moins au sérieux, car les procès d’assises ne font pas forcément pleurer, quoi que celui que nous verrons ce soir sur Télé Réunion est bien triste tant le crime est terrible ! Il y a également juste avant, sur le même canal, un téléfilm assez intéressant. Ce soir, il faut, bien entendu, éviter d’aller sur Antenne Réunion car le zéro du paysage audiovisuel français va encore sévir. Il s’agit de l’inénarrable Julien Courbet qui va nous servir son émission de délation, mais on connaît, et le mieux, c’est de ne pas lui faire de pub. De toutes les façons, les programmes sont assez variés pour ne pas avoir à subir ce triste sire !
Le film que l’on peut regarder
Ceux qui ont la chance d’avoir une soucoupe sur le toit de leur case vont être satisfaits ce soir, car sur les canaux 10 et 80 des bouquets satellitaires, on va pouvoir se payer une bonne tranche de rire avec le film "Travaux". C’est une comédie détonante et très réussie que nous offrent les satellites avec une Carole Bouquet dans un rôle hilarant, comme on ne l’a jamais vue. Des travaux de réaménagement de sa case, c’est assez habituel, mais lorsqu’une avocate folledingue décide d’employer des travailleurs clandestins, cela peut virer à la catastrophe. C’est ce qui se passe dans la maison de Carole Bouquet, et tout par en compote, lorsque Aldo Maccione veut s’en mêler. Ce film est une véritable réussite et il devrait ravir petits et grands. Cette histoire peut porter à sourire et pourtant, si on y prend garde, beaucoup de réalisme transparaît dans ces frasques. Le fond social qui s’en dégage n’est pas si éloigné que cela de notre vie de tous les jours.
Focus Télé !
Denys Granier-Deferre retrace avec précision, dans "Rendez-moi justice", le fil d’un procès d’assises exemplaire, mêlant fiction, entretiens et images d’archives.
Tous les crimes sont odieux, mais lorsqu’il s’agit d’un enfant, la population trouve cela encore plus insupportable. Dans cette affaire, le premier suspect est un "Sans Domicile Fixe", c’est une aubaine pour la populace qui peut ainsi déverser sa haine sans chercher à comprendre. Après plusieurs mois de travail, la scénariste Anne Landois et le réalisateur Denys Granier-Deferre ont pu reconstituer quelques-uns des grands moments de ce procès, à la virgule près, car il s’agit d’un travail de reconstitution plus que de fiction. Les prises de vue ont été faites dans la Cour d’assises de l’Isère à Grenoble sur les lieux mêmes où le procès s’est déroulé. Ce film réunit des comédiens, des figurants, et les acteurs majeurs de cette affaire. Quinze ans après les faits, ils ont accepté de revenir sur leur drame. Ce docu-fiction a été réalisé avec plus de 25 comédiens et 80 figurants, pendant huit jours et à plusieurs caméras.
Philippe Tesseron
http://tesseron.blogspace.fr/
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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