La France persiste et signe

6 juillet 2007

Justice à une vitesse. Toujours la vitesse de croisière. Bientôt c’est la marche arrière. Et ça craque. Ça manque d’huile ou plutôt on graisse la patte. Toujours les mêmes du bon côté de la barrière.
Le petit garçon, un jeune, adolescent, percuté de plein fouet sur un passage protégé, à pied, il tenait son vélo dans le respect total du code de la route.
Un voyou imbécile, je connais des voyous plus intelligents. Un irresponsable, je dirais plutôt trois irresponsables. Ce chauffard n’était pas tout seul dans la voiture de police qui a délibérément grillé le feu rouge et percuté d’une violence inouïe, au point de projeter Nelson à trente mètres sur le bitume. Après une simple garde-à-vue, ce délinquant de la route est remis en liberté sous contrôle judiciaire. Ses copains qui étaient avec lui dans la voiture ne sont même pas inquiétés. Choqués on le serait à moins, c’est eux qu’on emmène dans l’hôpital le plus proche pour les réconforter. Il y a trois coupables, les deux autres n’ont pas levé le petit doigt et ne lui ont pas gueulé d’arrêter ses conneries. Il a 22 ans, peut-être que... On peut penser au bizutage aussi. Le contrôle judiciaire pour un policier mis en examen c’est comme le boulanger en vacances qui va chercher son pain le matin dans sa propre boutique. Il aura l’impression d’aller au boulot au moins une fois par semaine. Avec la garantie de sa solde.
Les juges d’instruction sont tout puissants. Ils peuvent tout faire dans l’impunité totale.
Après le scandale d’Outreau, la révision des lois n’a rien donné sur les charges des juges en cas d’erreurs judiciaires. Les ripoux de tous bords ont encore de beaux jours devant eux. Bienvenue dans le siècle de l’injustice.

Gilles la Ravine Blanche


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus