Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
19 juillet 2007

Un collectif d’universitaires, d’associations ou organismes subventionnés par la Région Réunion viennent d’interpeller l’État sur une soi-disant urgence d’intégrer l’étude du créole à La Réunion dans l’école de La République. Mais quel créole ?? Nous attirons votre attention sur le danger pédagogique pour nos enfants, que représenterait l’étude obligatoire du créole tangol, souhaité par ces groupuscules. L’immense majorité des réunionnais est contre l’apprentissage de ces graphies à nos jeunes enfants. Seule la graphie étymologique est cohérente.
Par contre, l’étude de la culture régionale en accompagnement peut s’envisager, car il faut que les élèves connaissent le patrimoine de leur île, et la saveur de notre “parler créole” à condition que les groupuscules sus cités ne soient pas les seuls à trancher ou à édicter l’établissement des programmes.
Certains de représenter la majorité des parents d’élèves de La Réunion, nous proposons à l’Éducation Nationale d’organiser un référendum très simple à l’école qui serait : « Etes-vous pour ou contre l’étude du créole tangol (ou phonologique que le créole dénomme KWZ) à l’école de La République ? » Si la majorité se prononce “Pour”, les parents qui auront dit oui seraient alors dans l’obligation d’inscrire leurs enfants dans les cours sus cités, et les parents qui voudront protéger leurs enfants de cette incohérence pédagogique, seront dispensés de les inscrire à ces cours.
Dans le cas plus que probable ou le “Contre” l’emporterait, ce danger pédagogique pour nos enfants disparaîtrait de lui même, ainsi que ces “Diplômes des langues créoles de La Réunion” décernés par des “auto-diplômés”, qui ne sont reconnus que par eux-mêmes.
Nous souhaitons vivement votre médiation rapide sur ce projet
Les textes administratifs en la matière ont un intérêt, à la condition que les parents d’élèves de La Réunion y adhèrent. Sinon nous ne sommes plus dans une république démocratique, mais dans une situation de goulag culturel et éducatif.
Et cela, l’immense majorité des Réunionnais libres et français ne l’accepteront jamais.
Une commission d’intervention générale et d’observation des langues régionales devrait être mis en place par vos soins afin d’éviter des dérives, elle serait de la plus grande utilité.
Respectueusement.
* Nous tenons à rappeler que la Sénatrice Anne-Marie Payet a déjà interpellé le Sénat à ce sujet.
Jean-François Baissac, Professeur retraité, formateur en sciences du langage
Lucas Caliamou, Président de l’association Pour le développement du patrimoine de l’Océan Indien
Jacqueline Farreyrol, Auteur compositeur
Paul-Henri Mailly, Secrétaire du Collectif
Didier Naze, Président des Éditions du Piton des Neiges
Marcel Philippe, Président de l’association Pour la défense de la langue française
Geneviève Sévagamy, Auteur compositeur
Marie-Renette Tacite Agénor, Présidente du Centre de lecture écriture de la Plaine
Claude Vinh San, Auteur compositeur, membre de l’Académie Réunionnaise Arts et Lettres
Christian Vittori, Président du Collectif des Parents Réunionnais pour la Défense de l’Éducation des Enfants et de l’Instruction Civique}
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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Messages
19 juillet 2007, 22:07, par Gauvin Georges, miltant culturel
Comme c’est étrange ! Il n’y a pas et tout le monde le sait de demande particulière, à la période où nous sommes, d’ enseigner le créole dans les écoles. Les instructions ministérielles ont depuis des années prévu que des enseignements de LCR puissent se faire de la maternelle à la terminale par des enseignants volontaires et ayant reçu la formation qui convient, pour des enfants désireux de suivre ces enseignements et dont les parents sont consentants.
S’il n’y a pas de demande particulière, en ce moment, il n’y a jamais eu de volonté d’imposer une variété de graphie de la langue créole. Au moins quatre graphies sont acceptées et les auteurs de cette lettre le savent bien.Donc, pourquoi un tel mensonge ?
Par contre, ce que l’on sait c’est que l’enseignement de notre langue créole est menacé en primaire. En effet,la circulaire du 12/04/07 ne prévoit pas de créneau pour les enseignements de langue régionale à ce niveau(aussi bien pour le créole réunionnais, que pour les autres créoles, et pour l’ensemble des langues régionales comme le breton, le corse, l’alsacien etc..) contrairement à la circulaire de 2002 qui comportait une formulation contestable mettant en concurrence la langue régionale et les langues étrangères
Il est évident que certains des signataires de la lettre publiée dans témoignages du 19/07/07, sont opposés à l’enseignement du créole. Oui, mais, on peut se demander pourquoi, à un moment où un ancien ministre( il s’agit de De Robien puisque la circulaire est datée du 12/04/07) a pris une décision aussi grave non encore abrogée par le nouveau ministre de l’éducation nationale, les pétitionnaires éprouvent le besoin de faire une grossière diversion sur la graphie et l’utilisation supposée de la graphie élaborée par le groupe tangol.
Est-ce qu’il s’agit d’opposer un contre-feu au mécontentement légitime qui ne manquera pas de monter ici même, aux antilles et dans les régions françaises de métropole face à cette atteinte portée aux langues régionales et ainsi d’obtenir que le gouvernement ne revienne pas sur la rédaction de cette circulaire ?
Pourquoi, brandir, cette menace de référendum à partir d’une question qui ne se pose pas et qui n’a jamais été posée(l’obligation d’utiliser un modèle de graphie). Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose !
Pourquoi pas un référendum sur la notation en orthographe, la nouvelle grammaire, l’enseignement du tamoul, du chinois, du goujrati, du chi-mahorais ? Qui pourrait présumer des résultats ?
Si vous êtes contre l’enseignement du créole, dîtes-le, et dîtes pourquoi ! ne vous réfugiez pas derrière des fausses questions . Si vous êtes contre le fait que le créole réunionnais ait été érigé en langue régionale suite à la loi d’orientation pour l’outre-mer ? dîtes-le et dîtes pourquoi ! L’opinion appréciera.
Qu’un débat s’organise sur les questions relatives à notre langue régionale, mais que ce soit un débat honnête et dépourvu de coups fourrés comme en recèle votre dernière pétition.