Les salariés de REP encore en grève

Aucun accord pour augmenter les salaires

25 juillet 2007, par Edith Poulbassia

La grève des salariés de REP continue aujourd’hui.
(photo P.D.)

La centaine de salariés des centres pneumatiques REP est en grève depuis lundi dernier. Douze agences sont concernées par le mouvement, à l’exception d’une agence du Port et de Saint-André. Malgré une rencontre avec la Direction hier en fin de journée, aucun accord n’a été trouvé. La grève se poursuit donc aujourd’hui. Les salariés demandaient lundi une augmentation des salaires de 1 euro sur le taux horaire. Devant le refus de la Direction, ils demandaient hier 39 centimes, sans succès.
Pour Jacques Bughon, Secrétaire général de la Fédération CGTR Auto-Moto, cette grève n’est qu’une application des décisions prises samedi. La Fédération a en effet tenu son deuxième congrès ce week-end pour fixer les objectifs des mois à venir : refuser la détérioration de la situation sociale. « Les salariés ne demandent pas à travailler plus pour gagner plus, mais à travailler mieux et à gagner plus », souligne Jacques Bughon. « Un salarié demande à faire des heures supplémentaires que s’il en a besoin. Cela signifie que son salaire ne lui suffit pas pour vivre », poursuit-il. Pour lui, le système des heures supplémentaires ne peut fonctionner. Actuellement, de nombreux dossiers s’entassent au service contentieux pour les Prud’hommes, des salariés qui réclament le paiement des heures supplémentaires. La mobilisation des salariés de REP, c’est aussi l’affirmation du droit de grève, en passe d’être révisé aujourd’hui en France. « Après les transports, l’éducation, demain, ce sera le privé », craint Jacques Bughon. Avec la TVA sociale, ce sera à tous les salariés et aux consommateurs de rembourser la dette de la Sécurité sociale, « conséquence des exonérations de cotisation sociale des entreprises ». Au-delà des revendications portant sur les salaires, la Fédération CGTR Auto-Moto poursuit son combat pour l’application totale des conventions collectives à La Réunion. « Une partie seulement est appliquée aujourd’hui, il manque par exemple le capital fin de carrière, les congés, la formation professionnelle », explique la CGTR Auto-Moto. Avec le soutien de la Fédération de la Métallurgie pour la formation syndicale de salariés, la CGTR Auto-Moto espère bien défendre mieux les plus de 6.000 employés du secteur automobile, d’autant plus qu’il s’agit d’un secteur porteur à La Réunion.

Edith Poulbassia


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