APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Communiqué du Parti communiste réunionnais
10 août 2007

Pour le PCR, face à la hausse des prix, il n’est pas acceptable que les salariés défendant leur situation soient présenté comme responsables d’une situation dont ils sont les victimes.
L’augmentation ininterrompue des cours du pétrole, la constante évolution à la hausse des cours des matières premières alimentaires, le niveau toujours élevé des prix des matières premières minérales (minerai de fer, métaux non-ferreux, métaux rares) concourent à une hausse du coût de la vie chaque jour plus difficile à supporter par les familles de La Réunion.
La flambée des prix des céréales (+ 50%) fait craindre les pires retombées sur le coût de produits plus courants comme la baguette de pain et ceux issus des élevages animaliers (volailles, porc, etc.). Les secteurs du transport et de l’énergie n’échappent pas à ce train de hausse, puisqu’en découlent également l’augmentation des billets d’avion et, de façon plus générale, une forte hausse du prix des carburants, de l’électricité ou, encore, du gaz. Et c’est dans ce contexte que pourrait survenir une augmentation du prix de l’eau domestique.
Si on y ajoute les augmentations de l’habillement et celui des effets scolaires, force est de constater que tout augmente et quasiment au même moment.
L’inquiétude est donc grande dans les familles et l’émotion plus que tangible. Les tensions les plus fortes se font naturellement sentir chez ceux qui perçoivent de bas salaires ou qui voient leurs revenus diminuer brutalement (les planteurs) ou encore chez ceux dont la survie dépend des minima sociaux.
Dans cette situation de perte de pouvoir d’achat pour tous et d’insupportable appauvrissement des plus défavorisés, il est normal que les travailleurs réclament des correctifs afin d’améliorer leur pouvoir d’achat.
L’étonnement naît lorsqu’une demande aussi légitime se heurte à un refus de toute discussion. Et l’incompréhension devient totale lorsque ce refus du dialogue a pour cadre des entreprises dégageant des bénéfices. Une telle situation, si elle devait perdurer signerait un préoccupant recul de la démocratie au sein des entreprises concernées. Nous devons dire qu’il n’est pas acceptable non plus que les salariés défendant leur niveau de vie soient présentés comme les responsables d’une situation dont ils sont les victimes et ce, alors même que tous les observateurs soulignent la réalité de gains de productivité significatifs.
Le Parti Communiste Réunionnais appelle au respect des principes démocratiques régissant les rapports au sein de l’entreprise. Ce dialogue social, dans le respect des partenaires sociaux, est un principe constitutionnel - renforcé en 1968 - et qui s’impose donc à tous. Dans la difficile situation que connaît La Réunion, nous disons que personne n’a intérêt à l’appauvrissement, voire à l’exclusion, d’une part supplémentaire de la population.
Pour le Bureau de Presse du PCR
Jean-Marcel Courteaud
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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