APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
25 septembre 2008, par

Hier, le premier Institut de Formation des Masseurs Kinésithérapeutes (IFMK) de La Réunion a été inauguré à l’Institut d’Etudes Sanitaires du Groupe Hospitalier Sud Réunion. La première promotion, constituée de 20 étudiants, a entamé le 15 septembre leurs trois ans de formation en alternance nécessaires à l’obtention du diplôme d’état de masseurs kinésithérapeutes.
« Nous souhaitions un IFMK de qualité, nous souhaitons atteindre l’excellence pour mieux servir la population réunionnaise et c’est aujourd’hui chose faite » a déclaré d’emblée Catherine Gaud, vice-présidente du Conseil Régional, initiateur du projet. En effet, avec le million d’habitants prévu à l’horizon 2025, il est important d’anticiper les besoins. « De plus, c’est un métier qui ne connaît pas le chômage, c’est donc une véritable opportunité pour les étudiants réunionnais qui souhaitent faire cette formation ». Sur la promotion actuelle de 20 étudiants, « la moitié sont des réunionnais » a précisé Thierry Bouvier, cadre supérieur de santé kinésithérapeute et directeur de l’Institut. On peut espérer que cette part d’étudiants puisse grandir puisque depuis cette année, une préparation au concours d’entrée à l’école est dispensée à La Réunion. Mais dans tous les cas, ce concours d’entrée reste national, c’est-à-dire que « les étudiants métropolitains peuvent venir postuler ici et vice-versa ». Sachez que le concours d’accès comporte trois épreuves écrites de biologie, de physique et de chimie, et qu’il faut être titulaire du baccalauréat.
Faire de La Réunion un pôle d’excellence
Dès 2005, la nécessité de la création d’un IFMK à La Réunion a été reconnue par la Région. Il s’agissait, en effet, de favoriser l’accès des réunionnais à ces formations dont le nombre de places est limité sur le territoire national. D’autre part, l’objectif était également de répondre aux besoins de santé et de soins de rééducations et de réadaptation de la population de plus en plus vieillissante. De plus, « il reste des postes vacants dans ce domaine à La Réunion, c’est donc une opportunité pour les jeunes réunionnais », a ajouté Michel Calmon, directeur du CHR. Avec la création de cette école, la Région souhaite également faire de La Réunion un pôle d’excellence. « Cette école est un véritable pôle de recherche et cela s’inscrit tout à fait dans la politique régionale d’aller vers un CHRU (centre hospitalier régional universitaire). Nous envisageons aussi son développement dans la zone Océan Indien. On peut imaginer ouvrir nos écoles, notre CHRU aux étudiants de Madagascar, des Seychelles, de Maurice, etc... », a souligné Catherine Gaud. La création de cet IFMK résulte bien sûr d’un travail de collaboration entre différents partenaires : DRASS, ARH, CHR, CHU de Toulouse, GHSR et surtout la Région Réunion qui a apporté une subvention de 114.526 euros (93,5%) pour couvrir les dépenses prévisionnelles ; la différence de 8.000 euros étant financée par la taxe d’apprentissage. A terme, l’effort financier du Conseil Régional pour cette école devrait représenter environ 1 million d’euros par an. Il faut savoir que la commission permanente de la Région du 8 avril 2008 a agréé une subvention d’un montant total de 3.799.579,93 euros en faveur du GHSR pour l’année 2008 pour le fonctionnement de l’ensemble des formations de l’Institut d’Etudes et de Santé de Saint-Pierre. Par ailleurs, le dispositif "bourses régionales" est ouvert aux étudiants dès la rentrée 2008. L’effort de la collectivité envers ces formations préparant les professionnels de santé de demain montre la réelle volonté des élus de faire de La Réunion un véritable pôle d’excellence dans ce domaine avec des formations de qualité équivalente et même supérieure à celles dispensées en métropole. Michel Calmon a conclu en soulignant la nécessité de travailler ensemble et de « poursuivre nos actions communes pour atteindre le même objectif, celui d’un centre hospitalier régional qui se donne tous les atouts en matière de dispositifs complet et performant de formation médicale et paramédicale pour que le "U" puisse devenir une réalité ».
Sophie Périabe
Témoignages d’étudiants
• Isabelle Damour
« Je fais beaucoup de sport et c’est vrai que je côtoie assez régulièrement des kiné. Ce métier m’a tout de suite attiré et en plus, il en manque à La Réunion ; alors j’ai voulu tenter ma chance. Lorsque j’ai appris qu’une école s’ouvrait à La Réunion, j’ai décidé de préparer le concours d’entrée. Je l’ai préparé toute seule, mais comme j’avais déjà une formation en physique chimie, il ne me restait plus que la biologie à travailler. Donc pour moi, les épreuves de physique et chimie n’étaient pas très difficiles. Durant les semaines de cours, je vis chez une de mes tantes qui habitent à Saint-Pierre et le week-end, je rentre chez mes parents à Saint-Benoît ».
• Sébastien Doris
« Après mon Bac, j’ai fait une formation de STAPS et j’ai été en contact avec beaucoup de kiné, ce sont les côtés thérapeutiques et humains qui m’ont attirés. A côté de cela, il y a 0 chômage à La Réunion comme en métropole, donc on est sûr de trouver un poste après les études ; le bonus c’est que la formation se passe à La Réunion. J’ai préparé le concours d’entrée à Montpellier et j’ai postulé dans plusieurs écoles en métropole aussi. C’est ce qui a été le plus difficile pour moi, de passer le concours un peu partout, les déplacements Réunion-Métropole, et en plus, il faut gérer son stress, et réviser. Aujourd’hui, j’ai trouvé assez facilement un appartement sur Saint-Pierre pour être à proximité de l’école car sinon il aurait fallu faire la route depuis la Rivière Saint-Louis, là où vivent mes parents ».
• Yvan Lahogue
« J’ai quitté le système scolaire il y a 10 ans, alors il fallait être un acharné pour préparer ce concours. J’ai commencé à le préparer en métropole, je bossais en même temps et il a fallu, pour x raisons, que je rentre à La Réunion. L’ouverture de cette école à La Réunion est donc une aubaine pour moi. Moi-même, je fais beaucoup de sport et c’est le côté rééducation en général qui m’intéresse, la satisfaction de remettre les gens sur pied et en plus, on peut faire beaucoup de choses : du libéral, de l’humanitaire, etc... Concernant les épreuves d’entrée, je regrette qu’il n’y ait pas eu d’épreuves orales, ça aurait permis aux candidats de montrer leur motivation. Actuellement, je vis à la Plaine des Palmistes, et je fais le trajet tous les jours ».
Propos recueillis par Sophie Périabe
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Messages
15 avril 2009, 14:24
Bonjour, serait-il possible d’entrer en contact avec cet institut svp ? Merci d’avance, si un numéro de téléphone pouvait m’être transmis.