APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Destination santé
28 novembre 2008

Handicapant, stigmatisant, douloureux... Le psoriasis s’affiche aux regards. Ou plutôt les psoriasis, tant cette maladie de peau diffère d’un patient à l’autre. Une plaque sur la jambe, une dizaine localisées sur le visage, le cuir chevelu, les bras... voire pire encore, sur tout le corps ! Pas étonnant que dans bien des cas, les patients souffrent autant psychologiquement que physiquement. A l’occasion de la journée mondiale consacrée à cette maladie (le 29 octobre - ndlr), l’Association pour la Lutte contre le Psoriasis (APLCP) célèbre aujourd’hui ses 25 ans. Et depuis un quart de siècle donc, ses responsables livrent un combat permanent pour sortir les malades du déni. Sa présidente, Dalila Sid-Mohand, est l’exemple même de ces patients qui se battent et ne cessent de marteler des messages d’espoir. Elle n’oublie pas pour autant de rappeler à quel point le psoriasis atteint l’intégrité corporelle du malade. « Au début, on le vit très mal. On ne se reconnaît plus. C’est une modification profonde de l’aspect de son corps. L’image de soi en est complètement altérée, on n’a plus envie de se regarder dans la glace, le simple fait de s’habiller devient un calvaire ».
Résultat, les patients cherchent surtout à cacher leur maladie. Car ils ont peur ! « On a très peur du regard des autres. Quand les plaques se voient, la réaction des gens n’est vraiment pas très tendre. Vous subissez la moquerie, des réflexions déplacées », poursuit Dalila. Aujourd’hui, son psoriasis est en rémission. Mais pour combien de temps ? « Le problème qui se pose souvent, c’est la période de rémission. Elle est souvent de courte de durée. C’est très pénible car il faut alors reprendre le traitement ». Plus précisément, les traitements.
Pour les formes légères à modérées, les patients disposent de traitements locaux à base de cortisone, de vitamine D ou de dérivés de la vitamine A. « Les pommades sont très grasses, il faut attendre avant de s’habiller, le soir, ce n’est pas très agréable. Elles collent aux draps, et naturellement, on n’aime pas être touché. Dès lors, le traitement devient une véritable contrainte. Ce qui explique pourquoi on ne se traite plus correctement quand s’installe la lassitude ».
Pour ces formes de la maladie, un nouveau traitement anti-inflammatoire bio-adhésif est aujourd’hui disponible. Et selon Dalila Sid-Mohand, il présente plusieurs avantages. « On le colle et on l’oublie toute la journée. Il cache la plaque (de psoriasis) et il nous empêche aussi de nous gratter. Comme il a également un effet hydratant, on a une sensation de confort qui dure toute la journée. Pour des plaques localisées, c’est très efficace, très pratique ». Pour davantage d’informations sur le psoriasis en général : www.aplcp.org
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