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LERKA est satisfait de sa première exposition à l’Espace Jeumon
29 juillet 2004

Quel dommage pour les absents qui n’ont pas vu l’exposition ’Elabakana’. Au cours du mois qui vient de s’écouler, LERKA (Espace de recherche et de création en arts actuels) a mis en place sa première exposition. À l’heure du bilan, les artistes et organisateurs affichent leur satisfaction. Et nous comprendrons pourquoi.
Précisément 698 visiteurs sont venus du 26 juin au 24 juillet derniers à LERKA pour découvrir les créations d’artistes qui travaillent en marge des circuits de diffusion et de création. Ainsi, Richard Razafindrakoto, Térésa Small, Dominique Ficot, Christian Jalma dit “Pink Floyd” se sont évertués à nous faire voyager autour de leur “Glissement perpétuel” (le thème de l’expo), autour d’un travail plastique libre, interrogatif et explorateur.
Nourris d’une exposition "scientifique" de l’archéologue et historienne Bako Rasoarifetra, les visiteurs ont par ailleurs bénéficié d’une explication concrète sur le sens et l’histoire des perles malgaches, en tant que valeur du monnayeur, collection de l’amateur, spiritualité du religieux... L’exposition s’inspirait en effet des perles malgaches.
LERKA, association créée en juin 2002, a montré pour sa part, à travers "Elabakana", le fruit d’une réflexion particulière qui allait aboutir sur la nécessaire prise en compte du travail d’artistes se positionnant comme acteurs du développement, portant un regard critique sur la société et le monde.
Se définissant comme un laboratoire où la confrontation, l’expérimentation et le rayonnement des œuvres et des idées sont encouragés, LERKA privilégie par ailleurs l’interdisciplinarité, tant du point de vue de la recherche universitaire que de la création. C’est ce qui explique les différentes conférences proposées autour de l’exposition et de l’ambiance "fonnkèr" programmée autour d’un travail de création numérique originale du DJ bien connu Jakomaron, et son acolyte SouppahGilles.
L’exposition devrait sauter la mer au cours de l’année 2005 pour se rendre à Antananarivo, avec de nouveaux artistes qui rejoindront ceux qui ont participé à la première édition. La partie historique autour des perles sera quant à elle enrichie, avec notamment des pièces "encore plus authentiques".
Par ailleurs, un catalogue approfondi sortira durant la même période, pour éclairer l’observateur sur les œuvres bien évidemment, mais aussi sur les différentes disciplines (anthropologie, archéologie, histoire...) qui ont servi de cadre de recherche pour l’exposition.
Affaire à suivre...
Bbj
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