APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Privatisation des services du laboratoire vétérinaire départemental
15 avril 2005

Depuis 1983, après la première loi d’orientation, le Conseil général gère le laboratoire vétérinaire départemental. Après l’annonce de l’étape 2 de la loi d’orientation, ce service risque fort de disparaître, du moins pour sa mission de surveillance de l’hygiène alimentaire, que le Département souhaite privatiser.
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Créé en 1964, ce service a toujours prouvé la pertinence de son existence. "Avoir un laboratoire, surtout dans un cadre insulaire, est important", note Marlène Rodier, secrétaire adjointe du syndicat INTERCO, section Conseil général, de l’IUR-CFDT. Elle précise que le Département considère que cette mission, c’est-à-dire l’hygiène alimentaire, est facultative et peut être confié à un établissement privé. On rappelle que le laboratoire vétérinaire départemental est chargé de veiller à la qualité des denrées alimentaires dans les écoles, les hôpitaux, les sociétés agroalimentaires, etc. "C’est ici un problème de santé publique", indique Marlène Rodier, qui précise que le Conseil général gardera ses missions "obligatoires" de surveillance de l’eau et de l’élevage. "Préserver ce service public est une garantie de qualité et de neutralité", poursuit-elle, notant par ailleurs que le service public n’est pas soumis aux exigences de rentabilité, comme l’est le secteur privé. Faudra-t-il donc encore mettre la main à la poche pour disposer d’un service prépondérant pour la santé des Réunionnais ? L’hygiène alimentaire est-elle à ce point une basse notion ? Peut-être que Nassimah Dindar jugera nécessaire de donner aux Réunionnais un élément de réponse et clarifier un choix incompréhensible.
Un coup autre à l’emploi
Cette privatisation annoncée de ce service "public" pose également le problème de l’emploi. Le laboratoire vétérinaire départemental compte 25 employés. Outre le problème de reclassement des techniciens diplômés en biologie, chimie, biochimie, qui devront se résoudre à un bureau au lieu d’un laboratoire, il reste le problème entier des 9 contractuels, qui risquent bel et bien de prendre la porte, et d’ouvrir celle des ANPE. "On dénonce cette libéralisation des services publics", déclare Marlène Rodier, qui dit ne pas comprendre ce choix du Département. On pourrait peut-être expliquer cette décision départementale par la chaotique orientation gouvernementale, qui consiste à économiser, cela même au détriment de l’intérêt général des populations françaises. Merci qui ? Raffarin et ses ouailles UMPistes.
Bbj
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