M. Ban Ki-Moon a exhorté les pays développés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 25 à 40%.
Un accord lors du Sommet de Copenhague est indispensable pour éviter une accélération des migrations forcées qui affectent déjà l’Asie et l’Afrique en raison des changements climatiques, a indiqué à Athènes le secrétaire général des Nations Unies.
Lors d’un discours prononcé à Athènes devant le Parlement grec, il a qualifié les négociations qui auront lieu au Sommet de Copenhague sur le climat (7-18 décembre) de « complexes ». Il a ajouté qu’un accord « complet, équitable, équilibré et contraignant » doit être conclu lors de ce Sommet et doit déboucher sur un nouveau traité de réduction des gaz à effet de serre (GES) en remplacement du Protocole de Kyoto.
Par ailleurs, se référant à la crise mondiale, M. Ban a estimé que « la récession mondiale n’était pas une justification pour refuser l’octroi d’aide là où on en a besoin ».
Période critique
M. Ban a souligné qu’il fallait « aider économiquement et technologiquement les pays en développement dans leurs propres efforts d’adaptation » pour réduire les émissions polluantes.
« Nous sommes dans une période critique », a-t-il ajouté. « Les populations vont devoir se déplacer en raison de conditions climatiques extrêmes, notamment des sécheresses prolongées, des tempêtes et des incendies », selon lui.
Cette menace « est déjà visible dans des pays tels que le Bangladesh où des inondations entraînent le déplacement de millions de personnes et dans des pays d’Afrique où la sécheresse désertifie les zones rurales », a-t-il dit.
« Nous avons besoin d’une action des gouvernements à Copenhague et nous continuerons à promouvoir les buts les plus ambitieux et un accord le plus ambitieux possible ».
Sanjiv Dinama




















