Le Prix Nobel de la Paix a été décerné au président américain Barack Obama pour « ses efforts à renforcer la diplomatie et la coopération entre les peuples ». « Le comité a attaché beaucoup d’importance à la vision et aux efforts d’Obama en vue d’un monde sans armes nucléaires », a déclaré le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland. Le Prix lui sera remis à Oslo le 10 décembre, date anniversaire de la mort de son fondateur, l’industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel. Le premier président noir des États-Unis y recevra une médaille, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (près d’un million d’euros).
Barack Obama, qui a pris ses fonctions il y a moins de neuf mois, a prôné une planète débarrassée de toutes ses armes nucléaires. Le mois dernier, à l’ONU, il a appelé ses pairs à agir dans un cadre multilatéral face aux défis du monde. En juin, en Égypte, le président américain a par ailleurs tenu un discours très remarqué, destiné à jeter des ponts entre son pays et le monde musulman après des années de tensions liées aux attentats du 11-Septembre et à la guerre contre le terrorisme qui s’en est suivie.
« En tant que président, Obama a créé un nouveau climat dans la politique internationale. La diplomatie multilatérale a retrouvé une position centrale, avec un accent mis sur le rôle que les Nations Unies et d’autres institutions internationales peuvent jouer, a ajouté Thorbjoern Jagland. Rarement une personne a, comme l’a fait Obama, capturé l’attention de la planète et donné à sa population l’espoir d’un avenir meilleur ».
Obama n’est pas le premier chef d’État ou de gouvernement en exercice à obtenir le Nobel de la Paix, ce fut déjà le cas, par exemple, de Mikhaïl Gorbatchev, alors président de l’Union Soviétique, en 1990. Le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin a également partagé le Nobel de la Paix avec le premier président palestinien Yasser Arafat, en 1994.























