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Une explication avancée par "Liberté"
14 janvier 2010
Les derniers événements de la Coupe d’Afrique des Nations rappellent que les explications peuvent dépendre dans chaque pays du contexte culturel. C’est ainsi qu’au Togo, après le retrait de l’équipe de football de la CAN à la suite de l’attaque du bus qui a fait deux morts, un quotidien à grand tirage estime que plusieurs drames sont dus au fait que les alertes des divinités n’ont pas été écoutées.
Le trihebdomadaire togolais "Liberté" a, dans un article publié lundi, réclamé des cérémonies de purification pour « laver » les "Éperviers" et le monde du football des malheurs. Selon le journal : « le Togo est au centre depuis longtemps de multiples événements qui sortent de l’ordinaire et qui devraient amener tout bon citoyen, tout bon dirigeant, à se poser des questions, à s’inquiéter et à s’efforcer de trouver les raisons de tant de coïncidences malheureuses ». Le journal, qui reconnaît que ces événements ne sont pas que sportifs, rappelle qu’en 2005 et en septembre 2009, lors de la cérémonie de prise de la pierre sacrée qui marquait la nouvelle année chez les Guins (peuple du Sud-Est du pays, temple du vodoun), « les oracles avaient transmis aux prêtres traditionnels Guins un message clair et sans équivoque qui avait été porté de vive voix à la connaissance du chef de l’État », présent sur les lieux. Selon le message rapporté par le journal, les oracles disaient qu’il est « urgent que les autorités politiques organisent impérativement des cérémonies de purification sur toute l’étendue du territoire national ». Or, reconnaît le journal, ces alertes des divinités togolaises, qui n’avaient pas été prises au sérieux, ne permettent pas au Togo d’éviter des malheurs, surtout dans le monde du football. "Liberté" cite, à titre d’exemple, outre l’attentat de Cabinda, l’accident d’hélicoptère à Lungui, en Sierra Leone, en juin 2007, qui avait tué 21 personnes dont 13 Togolais, parmi lesquels des membres du staff des "Éperviers" et le ministre des Sports, Richard Atipoe, après un match comptant pour les Éliminatoires de la CAN 2008. "Liberté", qui craint que « les malheurs du pays ne pourront aller que croissant », dénonce « l’entêtement » des autorités à « exécuter la volonté des dieux du terroir ». Le 8 janvier dernier, rappelle-t-on, un convoi de la délégation du Togo se rendant à Cabinda par voie terrestre, pour participer à la CAN en Angola, a fait l’objet de fusillades des rebelles cabindais, occasionnant la mort de deux membres du staff togolais, le coach adjoint, Abalo Amélété, et le responsable à la communication, Stan Ocloo.
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