APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
28 janvier 2010

Naguère encore, Saint-Denis méritait le nom de ville-jardin avec arbres fruitiers et lianes fleuries débordant des barreaux créoles.
L’histoire était présente, à portée de vue, avec les grandes cases, les petites boutiques en pierres de taille, les échoppes des artisans...
C’était une ville certes imparfaite, mais où nature et architecture se mariaient, où les classes sociales se côtoyaient, où l’on pouvait tenter de conjuguer vie sociale, patrimoine et esthétique.
Il semble bien, à de rares exceptions près, que des pans entiers de l’histoire et du patrimoine de Saint-Denis sont en train de disparaître : il n’est que d’ouvrir les yeux pour se rendre compte qu’en ce moment même, les maisons créoles disparaissent les unes après les autres...
La technique est simple : il suffit de les laisser sans entretien, d’ouvrir portes et fenêtres aux éléments, de permettre à des squatters de s’y installer, d’y faire la cuisine, et si les intempéries n’en viennent pas à bout, un incendie — providentiel (!?) — fera place nette aux promoteurs qui construiront alors des immeubles de quatorze mètres de haut, même dans la zone patrimoniale “protégée” !
Ces constructions seront faites sans goût, ni sentiment, sans souci d’architecture originale, sans se préoccuper de l’harmonie générale, sans intérêt pour le touriste.
La seule préoccupation étant de construire le plus possible, le plus vite possible, à des fins uniquement spéculatives (Un appartement dans ces immeubles pouvant atteindre des prix dignes de la Côte d’Azur !).
Pendant que la destruction patrimoniale s’opère, une fois par an, à l’occasion de la Journée dite du Patrimoine, les élus de Saint-Denis, dont les écologistes de service, trouveront bien les accents lyriques qui conviennent pour proclamer la défense du patrimoine, mais dès le lendemain se poursuivra la destruction de nos bâtiments d’intérêt architectural certain ; la négation de notre histoire continuera de plus belle [1].
Au fait, que devient l’adjoint à l’Urbanisme de la ville de Saint-Denis et où est passé l’Architecte des Bâtiments de France ?
A. Hoarau
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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