Parmi les patients touchés par l’épidémie, 61,8% se sont révélés atteints de ces douleurs articulaires persistantes. Pour autant, tous ces cas ne sont pas directement liés au chikungunya. Seules les personnes fragilisées par leur âge (plus de 48 ans en moyenne), leur poids (dont l’IMC est supérieur à 25) ainsi que des antécédents de diabète et de dorsalgies sont susceptibles de souffrir de ces douleurs articulaires persistantes des suites du chikungunya.
En 2005-2006, 38% de la population réunionnaise, soit 300.000 personnes, ont été atteintes par l’épidémie de grande ampleur qui a touché tout l’océan Indien. Si les symptômes de cette maladie, dans sa phase aiguë, ont fait l’objet de nombreuses études, la possibilité d’une persistance à long terme de manifestations articulaires avait, jusqu’à présent, été peu documentée.
Cette étude transversale a été conduite entre le 14 avril et le 15 mai 2009 auprès de la population réunionnaise de plus de 18 ans consultant un médecin généraliste. Un interrogatoire suivi d’un examen clinique portant sur les manifestations articulaires persistantes ont été complétés par la recherche d’anticorps du chikungunya (IgG).























