Alon filozofé

Les effets du réchauffement climatique sur la santé mentale

Billet philosophique

Roger Orlu / 24 juillet 2015

À 4 mois de la conférence mondiale de Paris sur les mesures à prendre pour s’attaquer aux causes et aux effets du réchauffement climatique, on ne peut pas ne pas se poser des questions sur les causes de la passivité de la plupart des décideurs du monde entier face à ces problèmes. Et cela malgré les alertes lancées à ce sujet depuis des décennies par des scientifiques et des responsables politiques, comme le communiste réunionnais Paul Vergès.

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Les effets du réchauffement climatique…

Au niveau planétaire, de plus en plus de personnalités appellent les citoyens à s’engager pour l’abolition du système capitaliste pour rendre nos sociétés équitables, harmonieuses et sauvegarder l’humanité gravement menacée. Ce fut le cas par exemple du pape François il y a quelques jours lors de sa tournée en Amérique du Sud, où il a notamment demandé aux décideurs « de ne pas céder au modèle économique idolâtre qui a besoin de sacrifier des vies humaines à l’autel de l’argent et de la rentabilité ».

Autre exemple : les remarques de divers responsables institutionnels, culturels et religieux altermondialistes réunis lundi et mardi dernier à Paris pour préparer la COP 21. Ce fut le cas par exemple d’Indiens d’Amazonie qui ont dénoncé le fait que « nos territoires sont en train d’être détruits par des personnes avides ».

Les usurpateurs au pouvoir

À La Réunion même, on peut citer l’Association Initiatives Dionysiennes qui a présenté mardi dernier un document de la chercheuse internationale Susan George montrant « comment les usurpateurs prennent le pouvoir » au détriment « de l’intérêt public et du bien commun », en ajoutant qu’« il est grand temps de les arrêter ». En effet, il s’agit de « lobbyistes au service d’une entreprise ou d’un secteur industriel, PDG de transnationales dont le chiffre d’affaires est supérieur au PIB de plusieurs des pays dans lesquels elles sont implantées » ; or, cette « cohorte d’individus qui n’ont pas été élus, ne rendent de comptes à personne et ont pour seul objectif d’amasser des bénéfices est en train de prendre le pouvoir et d’orienter en leur faveur des décisions politiques majeures, qu’il s’agisse de santé publique, d’agroalimentaire, d’impôts, de finance ou de commerce ».

Le même jour sur Kanal Océan Indien, Yvan Dejean a rappelé que « les Réunionnais sont les mieux placés pour dire et décider ce qui est bon pour eux dans le cadre d’un co-développement régional solidaire dans l’Indianocéanie et d’un partenariat équitable avec la France et l’Union Européenne ». Voilà pourquoi « nous devrons assumer demain ce qui va être décidé par nous-mêmes aujourd’hui », a conclu le secrétaire général du PCR.

« Des réponses politiques »

Malgré tous ces appels à la sagesse, on voit tous les jours à quel point l’idéologie dominante qui pollue la planète et La Réunion est l’injustice, l’inégalité, la kouyonis, l’absurdité, les blocages, les divisions, l’agressivité et bien d’autres comportements irresponsables. À quoi sont dues ces barbaries et stupidités ? Est-ce un problème — entre autres — de santé mentale qui frappe l’homo sapiens ? Et nos cerveaux sont-ils atteints par le réchauffement climatique ?

Selon un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, il faut « des réponses politiques destinées à protéger et à favoriser la santé publique, par exemple en réduisant l’utilisation les émissions de gaz à effet de serre liées à l’utilisation du charbon. La promotion des transports actifs (marche, vélo…) réduirait la fréquence de l’obésité et du diabète et le développement des espaces verts aurait des effets bénéfiques pour la santé mentale ». Voilà une raison parmi bien d’autres de lutter contre les causes fondamentales du réchauffement climatique…


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