Alon filozofé

« Pansé an Rénioné »

Billet philosophique

Roger Orlu / 15 juillet 2016

Voici quelques récentes réflexions parues récemment sur divers médias pour résoudre les problèmes essentiels auxquels nous sommes confrontés. Des réflexions qui pourraient inspirer les actions à mener dans le cadre de la mobilisation des Réunionnais pour des échanges sur le contenu de la loi pour l’égalité réelle dans les Outre-mer…

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Thierry Gauliris lors de la célébration du 30e anniversaire de son groupe Baster en 2013. « Té mon pèp, fo lévé ! ».

« Ce que j’entends par communisme, c’est la nécessité des êtres humains de réfléchir et d’agir en commun à l’heure où c’est la survie même de l’humanité qui est menacée, notamment par le réchauffement climatique. Le communisme est l’idée qui donne du sens à cette logique collective (…) pour préserver notre maison commune alors que le capitalisme nous envoie dans le mur de tous côtés. La course au profit tue la planète autant qu’elle crée la misère face à ce besoin de mise en commun pour répondre aux problèmes d’aujourd’hui, notamment du chômage » (le syndicaliste franco-africain Gery Dykoka Ngolo, dans ‘’l’Humanité-Dimanche’’ du 2 juin).

« Aujourd’hui, réaffirmer la primauté des ‘’communs’’, c’est lutter pour l’émancipation universelle » (le philosophe Slavoj Zizek, dans le même journal). « Alors oui, le communisme retrouve son urgence d’origine (…), si l’on veut mettre fin à la barbarie montante » (le philosophe Yvon Quiniou, dans le même journal).

« Il faut tout changer »

« Le communisme aujourd’hui, ce n’est pas seulement ce futur en germe dans le présent. Il est aussi une réalité à défendre. Car il désigne aussi des institutions réellement existantes, comme autant de réalités partielles du communisme. Par exemple, la Sécurité sociale. Ces institutions ne sont pas des institutions du capital : elles lui ont été imposées, au cours du siècle, par les luttes. Elles structurent le quotidien de millions de personnes et constituent des points d’appui, un contre-modèle à celui de la guerre économique de tous contre tous » (le professeur de philosophie Florian Gulli, dans le même journal).

« Pour moi, le communisme c’est d’abord la défense des petits contre les dominants. Ils sont quelques-uns à avoir l’argent pendant que nous, nous nous faisons exploiter et ce n’est pas acceptable. Je ne suis pas d’accord avec le fatalisme que voudraient nous imposer nos gouvernants. Ce système ne marche pas, il faut tout changer. Nos valeurs, ce sont la solidarité et la fraternité » (Jacky Vel, boulanger, dans le même journal).

« Asé gaspi nout péi ! »

« Il faut continuer à lutter pour une démocratie internationale, comme nous l’avons fait avec Stéphane Hessel et Michel Rocard pendant plusieurs années auprès de l’Organisation des Nations Unies » (le philosophe Edgar Morin, sur la chaîne télévisée LCP la semaine dernière).

« Nous devons nous battre durant toute notre vie contre la bêtise humaine pour avancer vers l’entente, la justice et la paix » (le philosophe, écrivain et acteur de théâtre Éric-Emmanuel Schmitt sur la même chaîne).

Enfin, nous citerons l’artiste réunionnais Thierry Gauliris, leader du groupe Baster, dont nous avons pu entendre récemment le CD avec 20 chansons, sorti en 2003 pour célébrer le 20e anniversaire de sa fondation : « Asé gaspi nout péi ! Asé, asé èk la mizèr ! Nou la bézoin travayèr rénioné » (‘’Oté Kréol’’). « Té mon pèp, fo lévé ! Lontan la pou gaté ! Lèr larivé pou nou pansé an Rénioné » (‘’Loizon kasé’’).

Roger Orlu


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