C’en est trope

Violences physiques chez les Dolto

Jean-Baptiste Kiya / 5 mars 2015

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Françoise Dolto, la déraison pure par Didier Pleux, éditions Autrement.

1. Les pères de Dolto (ou La sainte trinité : Dolto, Lacan et Freud) :
– Correspondance de 1933, Freud à Einstein : « Il faudrait consacrer davantage de soins qu’on ne l’a fait jusqu’ici pour éduquer une couche supérieure d’hommes pensant de façon autonome, inaccessibles à l’intimidation et luttant pour la vérité, auxquels reviendrait la direction des masses non autonomes. […] Aujourd’hui déjà, les races non cultivées et les couches attardées de la population se multiplient davantage que celles hautement cultivées ».
Romancier raté, obsédé de sexe, esprit magnifique, capable d’inventer tout un monde en biais, Freud, il ne lui manquait plus que le mépris.
– Lacan, cul-de-basse-fosse-spiritualisant, crachat de l’âme. Mallarmée au miroir sans tain – prend la subjectivité pour la fumée de l’esprit, cet entre-soi.

2. Dolto à l’école de Pétain :
Lectrice convaincue de l’Action française, élève du fondateur de la Revue française de psychanalytique, René Laforgue, correspondant aussi de Matthias Heinrich Göring entre 1939 et 42 dans l’optique de fonder une section française de l’Institut nazi de recherche psychologique et de psychothérapie. En 1941, entre à la Fondation Alexis-Carrel, eugéniste notoire prônant l’éradication des handicapés par le gaz.

3. Dolto, la violence chez l’enfant (ou La violence désirable) :
« Un enfant, aidez-le à être égoïste » est le refrain. Comme s’il ne l’était pas déjà suffisamment, et spontanément.
Si l’enfant à force d’égocentrisme – et c’est naturel dans ce cas de figure, précise Didier Pleux – devient violent avec les autres, Françoise Dolto y voit une demande d’expression tout à fait justifiée, ou si elle était bridée le risque d’une future arriération mentale : « Il vaut mieux que la violence s’exprime physiquement, sinon elle s’exprime somatiquement, dans le corps, et si elle ne s’exprime pas somatiquement dans le corps, elle s’exprime cérébralement par un brouillard qui se met dans l’intelligence de l’enfant. Donc à ce moment-là, c’est l’effet de cette non-agressivité qui le rend arriéré. L’arriération d’un enfant, c’est une agressivité qui n’a pas pu s’exprimer de façon ni motrice, ni verbale » (Les Étapes majeures de l’enfance). La violence de la psychanalyse.

4. Carlos, l’enfant Dolto :
Carlos, une enfance bourgeoise. Enfant, il ne s’est jamais accepté enfant ; et adulte, ne s’est jamais accepté en tant qu’adulte : il n’eut de cesse de faire l’enfant.
Adipeux, énorme, sa relation avec la nourriture était certainement problématique, décès à 65 ans. Prendre en main sa santé par la restriction n’est pas une mince affaire, ça nécessite une volonté supérieure, une confrontation avec le manque, c’est là une marque d’adulte – ce dont, en bon enfant, Carlos semble totalement étranger.
Immature, le chanteur vante dans les médias les charmes de telle discothèque de Majunga, « l’une des meilleures du monde » – sans rien voir de la détresse qui frappe à la porte des nantis.

5. Quand les Dolto considèrent le savoir comme une arme :
Dans son autobiographie, Carlos rapporte un énième incident avec sa nourrice. Il lui tient tête, et se moque d’elle en lui déclarant que « Jésus était juif », celle-ci le gifle. Il se met à hurler. Sa mère accourt et la gouvernante l’informe : « Madame, Monsieur Jean a blasphémé. Il a dit que Jésus-Christ était le roi des Juifs. – Oui, Marie, Jésus était Juif », lui rétorque Françoise Dolto. « Marie a claqué la porte. On ne l’a plus jamais revue ».
Pleux de conclure : s’il a raison théologiquement, Jean-Chrysostome a désormais raison même s’il est méprisant envers les personnes qui tentent de s’occuper de lui. Le « sentiment de Soi » l’emporte toujours sur le « sentiment de l’autre ».

6. Dolto et la parentalité : Les parents ont toujours tort.
« Pourquoi est-ce que cela paraît subversif de dire que les parents n’ont aucun droit sur leurs enfants ? À leur égard, ils n’ont que des devoirs, alors que leurs enfants n’ont vis-à-vis d’eux que des droits jusqu’à leur majorité » (La Cause des enfants).

7. Dolto et l’autisme : la faute à la mère – un point c’est tout.
L’autisme, trouble de la communication avec la mère, pour Dolto. L’autisme, ce sont les mères froides. « Il y a rarement d’autisme, et encore il est tardif (après le sevrage), chez les enfants qui ont été nourris au sein ». L’autisme, ce sont les mères qui ont considéré leurs enfants comme des objets « auquel on dénie le droit à l’existence » (Séminaire de psychanalyse d’enfants), et la psychanalyse se nourrit de sa propre foi.

8. Sommeil du patricien, sommeil de la raison : à l’école de Dolto :
« L’attitude maternelle à l’endroit des enfants qu’ils soient garçons ou filles est une attitude d’essence incestueuse » (Aldo Naouri, pédiatre psychanalyste).
« L’inceste paternel, ça ne fait pas tellement de dégâts, ça rend les filles un peu débiles, mais l’inceste maternel, ça fait de la psychose » (Jacqueline Schaeffer, psychanalyste).

9. Chez les Dolto, on cogne dur :
« Quand les choses allaient trop loin, mon père sévissait. Était-ce en raison de ses origines slaves, toujours est-il qu’il cognait dur. Quand il levait la main, nous recevions de sacrées trempes », rapporte une autobiographie de Carlos. La mère, elle, se la coule douce. Commentaire de Pleux : Que se passe-t-il lorsqu’un parent joue seul le mauvais rôle ? Il va finir par se laisser aller à une attitude permissive, fatigué de garder ce rôle négatif auprès de l’enfant. La permissivité ambiante s’accentue et l’enfant tente de prendre de plus en plus de liberté, certain de pouvoir gagner, dans les moments de faiblesse du gendarme de service. L’enfant, emprisonné dans son incessante quête de plaisir immédiat, va franchir allègrement toutes les pseudo-barrières éducatives et cela ne peut se terminer que par une répression sévère : la violence physique.

10. Parents, source unique de psychoses multiples :
Etc.

Au Dr. S. qui n’a « pas le temps de lire ».


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