Di sak na pou di

11 février 1990, merci Nelson Mandela !

Témoignages.re / 26 février 2010

Devant mon poste de télévision, j’ai attendu longtemps, longtemps, la sortie de Nelson Mandela. Plus de quatre heures d’attente. Puis, à 13h (heure de La Réunion), le 11 février 1990, il y a 20 ans, Nelson Mandela est sorti de la prison de Victor Verster. Avec tous les honneurs d’un chef d’Etat, un immense cortège l’a conduit au stade du township d’Afhlon. Toutes les télés du monde étaient présentes.
Mandela est toujours resté sur ses positions et s’est battu sans faillir près de 30 ans contre l’Apartheid et n’a jamais cédé. Sous la pression internationale, sa libération a ouvert une brèche dans le système de l’Apartheid. Inévitablement, et cela est allé dans le sens de l’Histoire. Le pouvoir blanc a démantelé complètement l’arsenal anti-humain qu’il a mis en place. Il arrive aussi à sa phase finale par une véritable démocratie : un homme est égal à une voix.
A l’exemple de Gandhi, qui a séjourné au début du siècle en Afrique du Sud, Nelson Mandela a pratiqué la non-violence. Il a lancé dès 1952 une vaste campagne de désobéissance civile. Le premier avocat noir avec son ami Tambo, ils déclaraient : « (...) Si nous n’avions pas été rebelles à l’Apartheid, nos expériences auraient remédié à cette déficience. Chaque cas, chaque visite en prison, chaque entretien de client nous rappelaient l’humiliation et la brûlante souffrance de notre peuple... Les lois de l’Apartheid avaient transformé d’innombrables innocents en criminels... ».
Arrêté le 5 août 1962, Nelson Mandela, de sa prison, ne cessa de lutter contre le régime scélérat de l’Apartheid d’Afrique du Sud. Ce “gardien de vaches” né le 18 juillet 1918 a aujourd’hui 92 ans. Il est internationalement estimé. Il sait, nous savons, que tout n’est pas gagné. Il reste encore de longs chemins à parcourir.
Les millions de Blancs d’Afrique du Sud détiennent l’économie du pays. Ils sont habitués au pouvoir. Depuis, la situation n’a pas changé. Les millions de Noirs ont connu la colonisation de leur pays, puis la séparation des races officialisant la suprématie du Blanc sur le Noir, l’humiliation, la vexation, la prison, la mort. Ce peuple noir majoritaire n’est pas habitué au pouvoir, ni à gouverner. De multiples tribus s’affrontent, s’affronteront encore. Malgré son âge, il appartient à Nelson Mandela et à d’autres dirigeants de savoir négocier avec le pouvoir en place et gérer cette situation. Beaucoup de progrès a été réalisé. La présence vivante de Nelson Mandela aide le gouvernement sud-africain à mieux cerner le problème du quotidien. En dehors des affrontements de l’économie, les Jeux Olympiques sont un atout pour le pays.

Merci à mon fils Eric de m’avoir fait cadeau le 1er janvier 2010 d’“Un long chemin vers la liberté”. Histoire de vie de Nelson Mandela écrite de sa main.
Je suis heureux aujourd’hui de mêler ma joie à celle des milliers d’hommes épris de liberté, de participer aux 20 ans de la libération de Nelson Mandela, ancien chef historique du Congrès national sud-africain.
La liberté n’a pas de prix, la patience a été amère pour Nelson Mandela, mais ce 11 février 1990, le fruit de la liberté fut si doux.
Osa... Osa... Viva Nelson Mandela !

Marc Kichenapanaïdou


Kanalreunion.com