Di sak na pou di

— 2 — Que les politiques prennent leurs responsabilités !! Ou les lendemains difficiles du CHU

Témoignages.re / 15 novembre 2011

L’opinion publique a été informée la semaine dernière des locaux indignes du XXIe du GHSR. Ne découvrons pas la situation, elle ne date pas d’aujourd’hui. Il faut remettre les choses à leur place.
(suite et fin)

4 - Que restera-t-il au GHSR après la fusion ?


- Pas de siège social, pas de trésorerie, pas de direction générale,

- Pas de fac de médecine,

- Perte de son autonomie de gestion,

- Perte de ses moyens financiers qu’il a gagnés par l’engagement et la sueur de ses agents. Cet argent qui aurait permis de moderniser tous ses sites et d’améliorer les soins apportés aux 330.000 habitants du Sud.
Il lui reste à devenir le gros hôpital de campagne, grenier de la capitale, et à fermer ou laisser végéter Le Tampon, Saint-Louis, Saint-Joseph, Cilaos. Il n’aura plus d’argent et ainsi que le directeur général l’a organisé, le Sud n’aura même pas la majorité dans les décisions qui le concernent. C’est une véritable OPA !!

Tout cela au nom de calculs politiciens d’un sénateur, d’élus soucieux d’obtenir des investitures pour les prochaines élections, de règlement de comptes entre opposants politiques. Tout cela au nom de promotions professionnelles, de promesse de plan de carrières, de gloire personnelle…

Sacrifier la santé de la population du Sud pour ces ambitions là, c’est cher payé !!
Où va notre société ? Notre ile ?
Que restera-t-il donc au GHSR et à la population du Sud sinon les yeux pour pleurer !!

5 - Un réveil tardif et électoraliste ?

Pleurer, c’est ce que commence à faire le Dr Trébuchet, médecin anesthésiste, président de la commission médicale et censé représenter et défendre le corps médical :

Il essaie d’éteindre le feu dans les pavillons de médecine mais ne parle pas des conditions de travail des chirurgiens, des psychiatres, des hôpitaux périphériques (Tampon, Saint-Joseph, Saint-Louis, Cilaos, etc.)

Il a activement aidé le directeur Mr Calmon à imposer cette fusion non désirée contre la volonté de ces médecins qui l’avaient pourtant élu pour qu’il les défende
Maintenant que la fusion est signée, que la mission CHU a révélé la vérité à savoir que le CHR ne bénéficiera d’aucune aide financière de l’État, il se réveille de son anesthésie générale pour constater qu’il s’est fait rouler dans la farine… ou plutôt qu’il a participé à NOUS rouler dans la farine, nous, agent hospitalier médical et non médical, et citoyen du Grand Sud.

Son aveuglement et sa surdité face aux arguments et revendications de ses collègues ont bien arrangé la direction et lui a laissé les coudées franches. Et pourtant Mr Trébuchet a eu l’occasion de voir le peu de cas que fait la direction des engagements pris auprès de la communauté médicale et les couleuvres qu’on leur fait avaler.

À quoi lui sert-il de pleurer bêtement après nous avoir sacrifié en acceptant que les destinées de Saint-Pierre soient gérées par Saint-Denis siège du CHR, de la trésorerie et de la direction générale.
Comment Mr Trébuchet pense-t-il que seront faits les arbitrages entre le CHD et le GHSR quand le centre de décision est à Saint-Denis ?

Mr Trébuchet dit « on se sera fait rouler dans la farine » : il faudra alors qu’il s’arrange avec le directeur-boulanger, car demain avec les problèmes qui vont surgir, il fera un parfait bouc émissaire. Sa responsabilité est immense parce qu’il a été élu par ses pairs, il n’a pas été nommé par le ministre contrairement au directeur.
Il passera certes à la postérité mais pas comme il l’aurait souhaité… mais tel qu’il l’a mérité.

6 - Notre part de responsabilité

Les médecins du Sud en s’opposant à la fusion défendent leurs conditions de travail. Et leur travail, c’est de soigner leurs patients dans de bonnes conditions avec des infirmiers et des aides-soignants en nombre suffisant, avec des laboratoires et des scanners et IRM modernes, des véhicules SMUR qui ne tombent pas en panne tous les quatre matins.
Ils veulent des conditions de confort digne du XXIème siècle pour leurs malades et leurs familles. Ces malades, ce sont vous, nous, nos familles, les 330.000 habitants du sud !

Allons-nous laisser les médecins seuls pour défendre les soins de proximité de la population du Sud ?
Doit-on laisser ces médecins seuls, face à la toute puissante administration, défendre l’hôpital et les hospitaliers ? Où sont les représentants des usagers ? Où sont les syndicats ? Où sont nos élus ?

Si nos élus pouvaient pour une fois faire passer la population qui les a élus avant leur carrière, s’ils pouvaient taire leurs différences et se mobiliser pour la défense de la santé de leurs administrés !!!... Quelle belle image de mobilisation de la société politique et civile ?

C’est le moins qu’ils puissent faire pour cette population qui les a porté au pouvoir. Qu’ils lui rendent le service qu’elle attend d’eux. C’est même leur devoir.
Est-ce trop demander ?

Un groupe d’hospitaliers médicaux et non médicaux indignés
Des usagers non défendus


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