Di sak na pou di

A mon ami Jules…

Raymond Lauret / 6 octobre 2017

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J’ai fini ton livre. Superbe…c’est peu que de le dire. Les qualificatifs me manquent. Oui, j’ai aimé, aimé, aimé…

Pourtant, si j’entendais mon épouse dans son fauteuil qui éclatait de rire avec tes images qui lui faisaient revivre les scènes de vie de ses jeunes années, et si je me disais que tu as manifestement su trouver les scènes et les mots pour la secouer elle aussi de plein bonheur, ce sont tes dernières pages qui m’ont le plus fasciné. Car, soudain…

« 1963, première excursion au Piton-des-Neiges »… Oui, soudain, tu te calmes. Tu te calmes pour faire une pause, une pause dans tes fameuses expressions toutes vitriolées à la sauce Julot, Une sauce dont tu es seul détendeur des petits secrets.

Finis ces mots qui ont animé ce que dame Nature, sous ta plume, offrait jusqu’alors à nos yeux curieux ou malicieux ou les deux à la fois.

Oui, soudain, tu montes au ciel de notre Piton-des-Neiges pour nous inviter à découvrir avec toi la Terre qui est à nos pieds, la Terre au-dessous du Ciel, la Terre accrochée aux nuages du Bon Dieu, la Terre, notre Terre, qui, de là-haut, nous montre combien elle mérite notre attention puisqu’elle a capté et ému notre capacité à admirer et à dépasser ce qui est pur et beau.

Tu es alors tout de poésie, sensible sans verser dans la sensiblerie… Tu traces pour les générations d’aujourd’hui et de demain la route qu’il leur faudra un jour aller voir, cette route large comme un grand sentier qui monte, depuis Cilaos, vers le plus beau sommet du Monde. Avec, tout au loin, un petit trait à l’horizon pour nous indiquer que l’île Maurice n’est pas loin.

Oui, Jules, c’est beau. C’est beau et c’est utile.

Merci pour tes « SOUVENIRS D’UNE ENFANCE CREOLE »..

Oui, mille fois merci.

Raymond Lauret