Di sak na pou di

À propos de la « continuité territoriale »

Témoignages.re / 28 avril 2010

40.000 billets à 500 euros et voilà tout le monde ravi ! S’est-on demandé qui va profiter de ces billets d’avion ? La continuité territoriale serait-elle sectaire, uniquement réservée à certains ?… Permettez-moi de rester dubitative sur la question. Le nouveau président de Région sait-il au moins de quoi il parle ?…

Si je me réfère au “Petit Robert”, la continuité est « le caractère de ce qui est continu, c’est-à-dire constance, enchaînement, permanence, persistance ». À mon humble avis, la continuité territoriale fait référence à une possibilité de se rendre sur le territoire métropolitain aussi souvent que l’on veut, à des prix compétitifs, c’est-à-dire accessibles à tous. Exemple : permettre aux enfants de parents divorcés, quelles que soient leurs situations, de venir dans leur île natale pendant les vacances et aussi souvent que possible sans pour cela grever un budget déjà serré… c’est aussi favoriser les déplacements des sportifs, des étudiants, des malades sans exclusive… C’est aussi la libre circulation des marchandises pour éviter les écarts de prix que l’on impute à la cherté du transport… ou, inversement, permettre que les meilleurs produits de notre île se retrouvent sur les marchés métropolitains…

La continuité territoriale n’est pas l’aumône que nous ferait l’État de quelques billets d’avion. L’obtenir, c’est permettre un échange sans contrainte entre l’île région monodépartementale et les autres régions du territoire national sans que les coûts des déplacements soient un obstacle. C’est donc par extension travailler sur tous les paramètres le permettant, à savoir le mode de transport (faut-il privilégier les gros porteurs ou les petits…), le financement… En un mot, c’est reconnaître une bonne fois pour toutes notre appartenance au territoire français.

Les grands défenseurs du « statut » devraient se réveiller car on est loin d’être comme les Alsaciens, les Bretons, les provençaux ou même les Corses.
Sommes-nous une sous-espèces des Français ?
Rappelons-nous le combat pour l’égalité sociale contre la parité… Avons-nous encore les moyens aujourd’hui d’accepter une telle hypocrisie ?
Gabrielle Fontaine


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