Di sak na pou di

Abattre la grande barrière de la misère

Témoignages.re / 31 juillet 2013

J’ai signé pour permettre à la Grande barrière de corail de survivre. Mais il y a une pétition que nous devrions également signer, c’est celle qui permettrait d’abattre la grande barrière de la misère de nombreux pays de notre planète.
Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent, et les pays les plus riches le sont le plus souvent au détriment des pays les plus pauvres. Combien de familles sur cette planète gagnent moins de 1.000 euros par an pour vivre ? Il y a même des pays qui affichent un revenu national moyen annuel par habitant de 300 euros. Comment la communauté internationale peut-elle accepter cela ?
La planète est encore capable de donner à chaque humain des conditions de vie décentes si toutes les richesses qu’elle nous offre ou que nous produisons étaient partagées équitablement. Comment pouvons-nous avoir bonne conscience quand des milliards ne mangent pas à leur faim, n’ont pas d’eau potable, meurent de maladies par millions, faute de médicaments et de soins, et ne peuvent accéder à un minimum de savoir pour pouvoir transformer leur monde en un monde meilleur si bien que la situation s’empire d’année en année.
Chaque année, la barrière de la misère s’élève encore un peu plus haut parce que ceux qui ont tout ce dont ils ont besoin ne voient même plus ceux qui souffrent ou refusent de les regarder, de leur tendre la main individuellement ou collectivement.
Il y a pourtant beaucoup de choses que l’on peut faire pour faire reculer la misère du monde. Elle ne reculera pas seulement par une pétition, mais si une pétition peut entrainer une prise de conscience collective et planétaire, ce serait déjà un grand pas. Il est temps de proposer que chaque habitant de cette planète puisse bénéficier de la solidarité des autres pour ses besoins les plus fondamentaux. Nous organisons des téléthons pour lutter contre certaines maladies. Il faudrait le faire également à l’échelle internationale pour lutter contre ce fléau qu’est la misère des peuples. Les autorités de chaque pays devraient organiser chaque année une journée spéciale de lutte contre la misère et collecter des fonds à cette occasion pour venir en aide aux plus misérables du monde. Les organisations humanitaires devraient se fédérer pour gérer les fonds de cette collecte et faire en sorte que des priorités soient données aux plus pauvres.
La solidarité qui existe au niveau de nos villages, de nos régions, de nos pays doit s’étendre au niveau de la terre entière, pas seulement à l’occasion d’une catastrophe naturelle, mais pour lutter contre la misère quotidienne et faire en sorte que la fraternité ne soit pas un mot qui n’a de sens que pour certaines personnes seulement et qu’un jour prochain, la misère n’ait plus de droit de cité parmi les hommes.

JL Maillot


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