Di sak na pou di

Allons philosopher en Réunionnais sur les perspectives de la COP 21

Courrier des lecteurs de Témoignages / 7 décembre 2015

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Certaines personnes vont dire qu’il ne faut pas mélanger la philosophie et les recherches scientifiques ou les décisions politiques à prendre face à des problèmes socio-économiques et environnementaux comme ceux qui sont évoqués actuellement à Paris au Sommet mondial sur les changements climatiques. Certes, cela peut se comprendre car en raison de leurs spécificités il ne faut pas confondre la philosophie avec les autres diverses sciences humaines et formes de gestion de notre société.

Mais, comme on le sait, depuis plusieurs décennies des philosophes et autres penseurs du monde entier — comme à La Réunion — alertent l’humanité sur les menaces qui pèsent sur sa survie, notamment en raison du réchauffement climatique et des autres problèmes environnementaux. D’ailleurs, à l’occasion de la COP 21, l’UNESCO organise à Paris plusieurs conférences avec des philosophes et autres chercheurs sur les enjeux de cette rencontre internationale, où les représentants des États de notre planète doivent prendre des décisions importantes pour limiter au maximum les émissions de gaz à effets de serre afin de préserver l’humanité dans les décennies à venir.

En tant que Réunionnais mais aussi en tant que citoyens de l’Indianocéanie et du monde, ne devons-nous pas réfléchir aux mesures à prendre à ce sujet dans notre pays et dans le cadre d’un partenariat solidaire avec les peuples frères de l’océan Indien ?

En nous appuyant sur les atouts de la pensée créole réunionnaise, ne devrions-nous pas cultiver l’esprit critique de nos compatriotes sur les méfaits des multiples pollutions carboniques dont souffre notre environnement et donc notre santé ?

La philosophie réunionnaise héritée de nos divers ancêtres ne peut-elle pas contribuer à renforcer « l’amour de la sagesse » (la philosophie) et donc le bon sens, afin de contribuer à construire de manière libre et responsable un avenir meilleur pour notre peuple, notamment par le respect de la nature, la justice sociale et la démocratie ?

Voilà quelques questions philosophiques que nous pouvons nos poser et sur lesquelles nous pouvons avoir des échanges d’idées à l’occasion de la COP 21 et après sa clôture le 11 décembre prochain.

Lucien Biedinger,
Membre du Bureau du Cercle Philosophique Réunionnais


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