Di sak na pou di

Amma, entre réalité, symbole et imaginaire : archétype ou mythe ?

Courrier des lecteurs de Témoignages / 28 avril 2016

La science peine à définir un archétype. La définition qui pourrait être retenue pour nous permettre de comprendre le « phénomène Amma » est celle du Professeur de psychologie (université du Massachussetts) Robert Feldman. Pour lui les archétypes seraient « des représentations symboliques universelles d’une personne, d’un objet ou d’une expérience. Par exemple l’existence d’un archétype de la mère, qui intègre les réflexions des relations de nos ancêtres avec les figures féminines, est suggérée par la prévalence des mères dans les arts, la religion, la littérature et la mythologie ».

Ce concept « d’archétype », un outil pour penser l’âme, nous renverrait à la difficulté de penser l’âme et de la définir. Comment s’en sortir ?

Il nous faudrait suivre les premier pas d’Amma, pour tenter d’en comprendre la genèse du « phénomène ». Selon la journaliste Annaëlle Mouniama, elle aurait fuit sa famille « peu compréhensive », pour réapparaître désirant aider les pauvres « alors qu’elle n’avait rien ». Si tout de même ! : « Ses forces d’amour », pourrait-on penser !

Ne sommes-nous pas potentiellement égoïste et altruiste en même temps ? C’est peut être cette double réalité qui est véhiculée par Amma, elle nous renverrait l’idée que nos forces altruistes seraient, occultées, pire : étouffées. Est-ce tout ?

Si l’on se réfère à l’avis du talentueux animateur de l’émission « Sur les épaules de Darwin » sur France-Inter, Jean-Claude Ameisen, « Nous construisons, en fonction de nos perceptions, de nos souvenirs, de nos attentes, des calculs de probabilités qui opèrent de manière inconsciente en nous, une représentation composite, évolutive, ouverte, de la réalité, qui invente continuellement un sens, une signification à ce que nous vivons », in « Sur les épaules de DARWIN, Trouver l’aube », p. 331-332 (chapitre : « Entendre avec les yeux »), France-Inter – LLL, (2014).

Notre cerveau construirait à l’ insu de notre conscience, une préfiguration idéalisée de ce que nous pourrions être en fonction de valeurs et de comportements (actes observés) qui nous auront été transmis, par l’éducation, par la religion, par les personnes réelles, que nous avons côtoyées, par des lectures, des films, par toutes les œuvres humaines possibles… De ces observations, implicitement, inconsciemment, nous nous serions construits déductivement (à l’insu de la conscience) à la suite de nombreuses interactions éducatives et des fois persuasives, etc., une entité psychique et neuronale capable d’agglutiner des éléments perceptifs pré-élaborant une présence non figurative a priori qui se déclencherait en relation avec des stimuli extérieurs qui pourraient se manifester lors des rêves ou et encore à la vue de film, et là en l’occurrence, ce serait Amma qui activerait cette présence archétypale préexistante en chacun de nous ?

Là, est évoquée la « première » Amma, celle du petit village des pêcheurs du Kerala . Ensuite il y aura (apparemment) l’exploitation financière secondaire de son « impact psychique », qui semble bien être réelle, si l’on se réfère aux enquêtes autour d’elle.

Au-delà de l’aspect financier chacun pourra peut-être trier le bon grain de l’ivraie ?

Frédéric Paulus
CEVOI - Saint-Denis



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Messages






  • Et vous au final qu’en pensez vous ?
    avez vous rencontré Amma ?
    Nous aurions été intéressés de connaître ce que vous avez ressenti.
    Moi oui, depuis 1987.
    Je trie le bon grain de l’ivraie. Je ne l’analyse pas au travers de sa représentation mais de ce qu’Elle est.
    je trouve extraordinaire l’AMOUR, l’ETREINTE qu’elle donne à chacun qui vient LIBREMENT à Elle et qui repart toujours avec au moins un sourire, un bien être, une réponse intérieure.
    La critique de ceux qui ne voit l’aspect financier est toujours facile et aisé.
    Oui je donne et j’achète ce qu’elle vend tout simplement parce que humblement je n’arrive pas à se orteilles, n’en parlons pas de pied et je veux contribuer à son oeuvre déjà immense (orphelinats, maisons pour les sans abris du tsunamis, hopitaux,universités (plusieurs)....
    Elle a même donné 1 millions de $ à la fondation bill clinton !
    Je pense sincèrement qu’il en faudrait 100 comme Elle pour que chacun change.

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