Di sak na pou di

Approche individualiste, nationaliste ou universelle des choses

François Maugis / 24 octobre 2017

 

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La satisfaction individuelle de gagner est grande et nombreux sont ceux qui y consacrent leur vie entière. Gagner honnêtement sa collection de voitures de luxe sa propriété avec piscine et un confortable patrimoine mobilier ou immobilier, quoi de plus réconfortant, rassurant ? Quelquefois même, les petits arrangements avec la loi pour y parvenir, ajoutent ce sel du risque et de l’interdit qui rendrait la vie si excitante. Il en va d’ailleurs des hommes comme des nations. Quel roi, quel chef d’état n’a pas rêvé d’étendre son empire ? OK. Mais que constate-t-on au bout du compte ?

Au niveau individuel, une sorte d’insatisfaction. L’aisance matérielle, elle seule, n’a jamais rendu personne totalement équilibré, épanoui et heureux. C’est la raison pour laquelle, on cherche autre chose. Mais quoi ?

Qu’elle soit matérielle ou spirituelle, cette recherche effrénée du « toujours plus » ne laisse derrière elle que le goût amer de l’insatisfaction, la déception d’une œuvre inachevée. Et oui, chers amis, je mets au défi qui que ce soit de se sentir profondément épanoui et heureux dans un monde si perturbé. Je vois mal ce sourire de plénitude et de satisfaction dans un monde de larmes de misères et de souffrance.

Certains tentent de s’extraire du Monde derrière de gros murs, à la Montagne ou à l’ile Moustique mais qui, aujourd’hui peut ignorer l’état réel de notre maison commune, la situation catastrophique de notre planète.

Surpeuplée, peut-être, mais surtout très mal gérée, très mal organisée. Le bilan de tout cela c’est que 3 milliards d’habitants de la planète en ont probablement trop et les 3 autres milliards, pas du tout assez. Tant que cette inhumaine inégalité durera, nous aurons ces tensions insupportables qui chaque jour menacent la paix et privent tout le monde du bonheur et de la joie de vivre. Là où le scandale explose c’est qu’à la misère des hommes vient s’ajouter la destruction des murs de notre maison, du propre biotope de l’humanité.

 

François Maugis