Di sak na pou di

Aspartame : pas de risque pour les femmes enceintes

Destination santé

Témoignages.re / 16 février 2013

Dans son dernier avis, l’Agence européenne de Sécurité alimentaire (EFSA) vient de conclure à l’absence de risque lié à la consommation d’aspartame, y compris chez les femmes enceintes. Pour ce faire, l’agence a évalué toutes les études scientifiques publiées sur le sujet depuis plus de 30 ans.

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Marc Fantino, professeur de physiologie au CHU de Dijon, rappelle que « l’aspartame n’est interdit dans aucun pays. C’est très probablement l’édulcorant ayant fait l’objet du plus grand nombre d’études relatives à sa sécurité sanitaire ». Il n’en reste pas moins que l’application du principe de nutrivigilance est nécessaire. « Il consiste à prendre en compte les informations scientifiques nouvelles, à évaluer leur pertinence et en tirer les conclusions qui s’imposent, le cas échéant », explique-t-il.

Pour le Pr Marc Fantino, dès qu’une nouvelle étude négative est publiée sur l’aspartame, « cela prend tout de suite une ampleur médiatique un peu plus importante ». Il tient toutefois à faire le point sur la valeur des différents travaux réalisés, en particulier sur la question de sa consommation par les femmes enceintes. « Le premier travail réalisé, par une équipe danoise, repose sur une étude épidémiologique. Les agences sanitaires ne l’ont pas retenu comme apportant une preuve certaine d’un danger d’accouchement prématuré lié à la consommation de boissons édulcorées ». Plusieurs raisons expliquent cette prise de position. L’étude comporte en effet de nombreux facteurs de confusion. « Les auteurs le reconnaissent eux-mêmes », explique le Pr Fantino. « Dans leur étude, les femmes qui avaient accouché prématurément étaient plus grosses, fumaient et présentaient un faible statut socio-économique. Autant de causes bien identifiées, liées au risque d’accouchement prématuré ».

©Agence de Presse Destination Santé-2013


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