Di sak na pou di

Au Brûlé : porte ouverte permanente pour l’unique boîte à lettres

Témoignages.re / 24 juin 2011

Décidément, les Hauts n’intéressent pas La Poste. Ainsi, les habitants du village du Brûlé à Saint-Denis peuvent constater au fil du temps une lente dégradation des services attendus du service public de La Poste. Passons sur le fait que nous n’avons jamais disposé d’automate postal, et encore moins d’un DAB (Distributeur automatique de billets). Pas rentable, probablement ! Mais les horaires d’ouverture du bureau ont été réduits depuis plusieurs années aux matinées du lundi au samedi. Conséquence logique : certains matins de grande affluence (faute de DAB pour l’essentiel), la file d’attente s’allonge inconsidérément et la seule et unique employée est sous pression. Vient-elle à s’absenter (congé ou maladie) et le bureau reste fermé. Pas toujours, il est vrai, mais dans la plupart des cas.

La dernière malice que La Poste nous a réservée consiste à ne plus mettre de boîte “en état de marche” à la disposition des habitants. Cette pauvre et vieille boîte jaune délavé, cachée derrière la mairie annexe, a fait son temps. Il y a une quinzaine de jours, sa serrure antédiluvienne a rendu l’âme. Quelques jours plus tard, une « césarienne » a bien été effectuée pour récupérer le courrier qui stagnait à l’intérieur depuis plusieurs jours. Mais, depuis, la serrure de la boîte n’a pas été réparée et la boîte est donc inutilisable, car ouverte à tous vents et à tous prédateurs. Dès lors, deux solutions s’offrent aux expéditeurs de courrier : attendre l’ouverture du bureau ou bien se rendre à Bellepierre, 10 kilomètres plus bas.

Faut-il rappeler aux responsables de La Poste qu’un contrat de service public 2008-2012* a été signé avec l’État qui lui confie, entre autres : « la mission d’aménagement du territoire qui permet de maintenir sur tout le territoire, y compris les zones les moins denses, un niveau très important d’accessibilité aux services postaux » ? On en est loin au Brûlé ! En compensation, La Poste bénéficie d’une sorte de subvention déguisée, puisque « les bases d’imposition de La Poste aux taxes locales font l’objet d’un abattement égal à 85% de leur montant, en raison des contraintes de desserte de l’ensemble du territoire national et de participation à l’aménagement du territoire ».

Merci Madame La Poste de réparer “notre” boîte à lettres : elle est censée desservir à près de 1.500 habitants quand même.

Charles Durand,
Le Brûlé – Saint-Denis

* http://www.industrie.gouv.fr/poste/actu/contrat_service-public.pdf


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