Di sak na pou di

Au service action sociale du Département à Saint-André, mille fois bravo !

Courrier des lecteurs de Témoignages / 28 mai 2016

Entre les bonnes actions sociales prônées par le Conseil Départemental, et la réalité à laquelle sont confrontées au quotidien certaines familles, il y a un sacré fossé. J’en suis témoin. Et c’est le sens de mon propos.

Souffrant d’une terrible maladie, M.H, âgée de 65 ans, adresse, à l’Antenne de Saint-André du Conseil Départemental, une demande d’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), le 1er mars 2016. Dans la semaine qui suit, elle reçoit un courrier, daté du 2 mars, accusant réception de son dossier (enregistré sous le No : 00600706, que je communique volontairement) et l’informant « … Dans les prochains jours, vous recevrez la visite d’un membre de l’équipe médico-sociale qui procédera à l’évaluation de votre degré de perte d’autonomie. Un plan d’aide vous sera alors proposé, après instruction de votre dossier ».

Plus de deux mois s’écoulent sans que cette personne ne soit contactée, comme le prévoit la procédure. La dame est hospitalisée et subit une importante intervention chirurgicale. Dès son retour de l’hôpital, je me charge d’appeler le Service Action de Santé de Saint-André qui gère son dossier, car elle a besoin d’aide. Mon interlocutrice m’assure qu’elle transmettra mon message, les infirmières me précise-t-elle, étant en évaluation. Après plusieurs jours d’attente, voyant que rien ne bouge, j’appelle à nouveau le service concerné. J’ai droit à la même réponse. Au moment où je rédige ce courrier, (vendredi 27 mai à 20 heures) j’avoue que c’est rageant, et je pèse mes mots, cette dame n’a toujours pas été contactée. Toutes les tentatives auront été vaines. N’est-ce-pas scandaleux ?

Voilà donc maintenant trois mois, que cette personne attend que le Service Action de Santé de Saint-André, du Conseil Départemental, se manifeste pour l’instruction de son dossier ! Mais elle ne croit plus au miracle. Cela étant, s’agit-il d’un manque de personnel, d’un dysfonctionnement au sein du Service, ou du m’enfoutisme ? En tout cas, une chose au moins est sûre, le traitement affligé à cette dame, et sans doute n’est-elle pas la seule, est inhumain et est ressenti comme un profond mépris. Où est le social la-dedans ? Comme dit créole « si fo kont si zot, ou na lo tan d’krévé ».

Qu’en pense la Présidente du Département ? Mme Dindar, est-elle au fait de ce qui se passe dans ce Service de Saint-André ? En tout cas, Bravo !

Paul


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