Di sak na pou di

Ben Laden : joies indécentes

Témoignages.re / 18 mai 2011

Lorsque Ben Laden, non armé, a été tué, nous avons pu entendre — de partout et de tout bord — des propos indécents tenus par des personnes se réjouissant de cet acte qui n’est rien d’autre que l’expression de la barbarie d’un état qui se dit « de droit ».

Pourquoi supprimer la peine de mort et exulter de joie lorsqu’un homme, « fut-il le pire des hommes », est exécuté sans jugement et dans des conditions violant tous les principes du droit international, droit que les juristes appellent fort justement : « droit des gens » ?

Méditons sur les propos de Tariq Ramadan (1) sur iTélé (3 mai 2011).
Tariq Ramadan : « Quand quelqu’un est responsable de la mort d’un civil alors qu’on peut essayer de faire en sorte de l’arrêter et le questionner devant l’Histoire, eh bien, je veux l’entendre.
Car je ne me réjouis pas de l’assassinat d’un homme fut-il le pire des hommes.
Je préfère que la justice soit faite et qu’il rende compte devant les hommes de ce qu’il a à dire.
J’aimerais dire, de la même façon, que j’aimerais entendre, et devant un procès et devant un tribunal, M. Bush répondre aussi des actes d’assassinat des civils irakiens.

Mais, n’allez pas me dire que je mets sur le même plan les actes terroristes et les actes de tuer les civils qui ont été perpétrés par Ben Laden et que j’ai condamnés.
Je dis très clairement que je ne suis pas de ceux qui se réjouissent quand on tue un homme, car je suis de ceux qui ont envie d’entendre, de questionner et de rendre justice devant les hommes »
.

Claudette

(1) Il est intéressant, à plus d’un titre, de constater que ceux qui vilipendent Tariq Ramadan sont les mêmes qui applaudissent à cette exécution sommaire. Comme quoi, les postures affichées volent en éclats sitôt que ces beaux esprits se laissent aller à leur vraie nature.


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