Di sak na pou di

« Benoit Hamon au Ministère de l’Enseignement Supérieur : le jeu des chaises musicales ne suffira pas, les étudiants exigent des actes ! »

Témoignages.re / 2 avril 2014

Le résultat des dernières élections municipales, sur le plan local tout comme sur le plan national, est une sanction indiscutable pour le gouvernement. Le vote des jeunes et le niveau de l’abstention traduisent un profond mécontentement face à la politique qui a été menée ces deux dernières années. Un remaniement ministériel ne peut évidemment pas être la seule réponse, il convient aujourd’hui d’acter un changement de politique. L’UNEF attend du gouvernement des mesures ambitieuses pour concrétiser les engagements de François Hollande envers les jeunes. En prenant la charge de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Benoit Hamon aura une responsabilité importante pour tenir les engagements du Président de la République.

– La précédente ministre de l’enseignement supérieur s’était engagée à mettre en place l’allocation d’autonomie d’ici la fin du quinquennat. Bien au-delà des engagements qui ont été déjà pris, l’UNEF demande au nouveau ministre de l’enseignement supérieur de s’engager sur un investissement pluriannuel jusqu’en 2017 pour que la promesse de l’allocation d’autonomie reste crédible. Dans une académie où 44% des étudiants sont exclus du système d’aide sociale et où la précarité des 18 000 étudiants du département se fait de plus en plus criante, il serait inacceptable que le gouvernement abandonne la bataille contre la précarité étudiante au nom des objectifs de réduction des dépenses publiques.

– L’UNEF Réunion attend du nouveau ministre de l’enseignement supérieur qu’il ouvre rapidement des concertations sur les prochains chantiers qui permettront d’inverser la courbe de l’échec universitaire qui s’avère être une problématique majeure de notre île où le taux de réussite dépasse rarement les 28% en première année de licence.

– L’Université de La Réunion a connu une crise budgétaire sans précédente. Les étudiants en sont les premières victimes avec des suppressions de cours et la dégradation de leurs conditions d’étude. Le nouveau ministre doit s’engager sur un investissement fléché vers les premiers cycles universitaire, là où se joue la reproduction sociale dans l’enseignement supérieur. Nous exigeons également qu’ils suivent l’avis du Conseil National de l’Enseignement Supérieur quant au financement du surcoût insularité.

Stéphane Maillot
Président de l’UNEF
Vice-Président du CROUS


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