Di sak na pou di

Bonne fête Maman !

Témoignages.re / 29 mai 2010

Tout enfant naît de l’amour. À peine l’avons-nous dit que des questions se posent. Qu’est-ce-que l’amour qui donne la vie ? Et si nous affirmons que l’éducation est une œuvre de l’amour, de quel amour parlons-nous ? De l’amour du père et de la mère pour leurs enfants. C’est tenir droit, respirer largement, marcher, courir, sauter, manier des objets, parler, répondre à des signes, se laver, manger, s’habiller… la vie est d’abord un apprentissage de gestes par exercices et répétitions. Selon que ces gestes seront bien ou mal faits, l’enfant prendra de bonnes ou mauvaises habitudes. Ce n’est pas une petite affaire. Seule, une mère ne peut pas réussir ; seul, un père ne peut pas réussir. Ensemble, ils pourront affronter les difficultés. Le geste le plus simple, se tenir debout ou prononcer ses premiers mots, de devient, que peu à peu précis, sûr et efficace. Leur éducation exige des parents, aujourd’hui sans doute plus qu’autrefois, beaucoup de renoncements à leur liberté. Je sais que c’est difficile en 2010 dans le monde où nous vivons d’avoir une vie calme, une activité ouatée de silence. Les enfants grandissent et leurs vies sexuelles deviennent un droit indiscuté. L’érotisme sordide s’étale au grand jour. Les images d’un amour qui n’a presque plus rien d’humain assaillent les yeux et les oreilles des adolescents. Doit-on dresser contre elle un barrage ? On ne peut et dans une certaine mesure, on ne peut plus interdire à certains journaux illustrés ou livres, l’entrée du foyer, imposer le silence radio, choisir les programmes télé ou cinéma… Les enfants voient et entendent dès qu’ils sortent de la maison, dans la rue, au bord des routes, dans les transports en commun, à la mer, à la montagne, partout. Les condamnerons-nous à vivre hors de ce monde ? Impossible, multiplier les défenses ne servent à rien. Face à ces problèmes, qui du père ou de la mère doit ouvrir sans crainte les yeux de leurs enfants :

- à la grandeur de l’amour droit,

- à la pureté et la sainteté de leur élan, à sa générosité,

- à leur apprendre à s’imposer une discipline du corps et de l’imagination non pour se défendre de l’amour mais pour défendre l’amour contre le mal qui le dégrade,

- à la vulgarité du langage, au laisser-aller,

- aux jeux du flirt qui travestissent l’amour.
C’est ensemble, père et mère, que ces problèmes peuvent être résolus et non séparément.

Lorsque le père « court » après les filles, lorsque l’éducation incombe seule à la mère, n’est-elle pas obligée un jour où l’autre de partir ?

C’est ensemble que le père et la mère ont donné la vie, l’éducation doit être une œuvre commune du père et de la mère. Ne le croyez-vous pas Messieurs ?

Bonne fête aux Mamans !

Marc Kichenapanaïdou


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