Di sak na pou di

Bruce et Jean-Paul sont dans un studio

Témoignages.re / 12 décembre 2009

Quand le journaliste Bruce Régent des Matinales de RFO interviewe Jean-Paul Virapoullé, tout baigne… Le journaliste attentif et zélé n’interrompt pas l’homme politique, ne lui pose aucune question susceptible de le froisser ou, pire, de le déstabiliser. Un intense moment de bonheur radiophonique.
Par contre, mettez le même journaliste avec Pierre Vergès ou Nassimah Dindar, il se transforme en inquisiteur, coupe la parole à l’invité sans vergogne, « vous ne voulez pas répondre aux auditeurs »...
« Vous ne pouvez pas chiffrer le coût des études préalables... ». Bien sûr, cette question de coût ne sera pas posée à Jean-Paul Virapoullé à propos de son port (?) à Saint-André.
Nous payons une redevance pour la radio et la télé, c’est donc un service public. Aucun journaliste ne peut se comporter à l’antenne comme un partisan inféodé à un parti.
Il existe un devoir de réserve. Que Monsieur Régent, Bruce pour les intimes, prenne un dictionnaire et y recherche la définition d’un mot qui ne fait pas partie de son vocabulaire : déontologie.

Marie-Hélène Berne


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