Di sak na pou di

Ça suffit

Témoignages.re / 5 septembre 2011

Rentrée sans précédent à La Réunion comme en métropole d’ailleurs avec de plus en plus d’élèves et de moins en moins d’enseignants. C’est une rentrée placée sous le signe de l’inquiétude des parents qui rejoint celle des syndicats. Personne n’est dupe du discours du ministre voulant réduire l’échec scolaire et amener à 100% le taux de réussite avec moins de moyens. Dans le primaire on n’accueille plus les tous petits, moins d’enseignants spécialisés pour les élèves en grande difficulté. Dans le secondaire, l’arrivée d’enseignants non formés, livrés à eux-mêmes seuls face aux élèves. Un recours systématique aux emplois précaires (enseignants, administratifs, agents techniques) pour les futurs remplacements. Il n’y a plus d’aide de laboratoire dans les collèges... Aujourd’hui, pour justifier l’échec de la politique en matière d’éducation on rejette la faute sur les parents en les culpabilisant.

Un climat délétère s’installe dans les établissements mais comment faire mieux avec moins ?

Le recteur porte la lourde responsabilité de la dégradation du climat social à La Réunion. Il n’a rien compris à l’inquiétude des Réunionnais !

Aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les syndicats qui font grève mais les parents inquiets de l’avenir de leurs enfants.
Il n’y a aucune concertation entre le rectorat et les collectivités ; le recteur décide, tranche et distribue à sa guise le peu de moyens supplémentaires ici et là et surtout à ceux qui ne salissent pas son image par des manifestations et des communiqués. Contentez-vous du peu qu’il y a sinon vous en aurez encore moins. À mettre des pansements sur une hémorragie, le malade finit par mourir quand même.

Aujourd’hui plus que jamais La Reunion toute entière doit se lever pour que ce gouvernement ou le prochain redonne ces lettres de noblesse à l’Éducation car sans éducation il n’y a pas d’avenir.

Christian Picard
Secrétaire départemental FSU


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