Di sak na pou di

Changer de rythme mais sans dégrader les conditions de travail !

Témoignages.re / 13 octobre 2012

Le ministre de l’Éducation nationale, suite au rapport de synthèse sur la concertation pour une "refondation de l’École", a annoncé que les cours des élèves de l’école primaire se dérouleraient, dès la rentrée 2013, sur neuf demi-journées de classe. Il a, par ailleurs, précisé qu’"aucun enfant ne sera dehors avant 16h30 au minimum" et que le périscolaire devra donc être développé. Le ministre souhaiterait qu’il soit confié en priorité aux enseignants.

Pour la CGTR Educ’action, il n’y a pas d’antagonisme entre respect du rythme de l’enfant et respect des conditions de travail des personnels. Par ailleurs, toute modification des rythmes scolaires ne peut se faire que dans un cadre de transformation généralisée de l’organisation de la société économique et sociale. Ceci d’autant que les moyens humains, matériels et financiers restent insuffisants, sans véritable avancée vers une réelle gratuité de l’école et des activités périscolaires diversifiées et accessibles pour tous et toutes.

Les propositions qui sont faites reviennent à aggraver les conditions de travail des personnels du 1er degré (augmentation du nombre de jours travaillés et amplitude du volume horaire de la semaine).

Les annonces du ministre laissent craindre très clairement une régression des droits et des conditions de travail des personnels, ce qui serait inadmissible.

La CGTR Éduc’action revendique :

• un rythme de travail basé sur 7 semaines de travail, 2 semaines de vacances,
• un horaire élève hebdomadaire de 26 heures,
• une déconnexion du temps de l’enseignant-e de celui de l’enfant (4 enseignant-e-s pour 3 classes et une réduction du temps d’enseignement à 18h),
• une rééquilibrage des programmes de l’école élémentaire.

Aucune réforme des rythmes scolaires et éducatifs ne peut se faire sans tenir compte des personnels et sans une réelle revalorisation des métiers de l’enseignement.

 CGTR-Educ’action 


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