Di sak na pou di

Chapelle la Misère, lettre ouverte à Mme Huguette Bello

Témoignages.re / 25 octobre 2013

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La Chapelle la Misère tient à faire part de son mécontentement suite à une décision arbitraire de la Mairie de Saint-Paul envers elle, ses membres et ses fidèles. En effet, récemment, la Chapelle la Misère s’est rapprochée des services de la commune pour pouvoir acheter la portion de terrain sur lequel elle a été construite en 1968 à Villèle, à Saint-Gilles les Hauts.

 

Alors que la Commune de Saint-Paul a accordé à des temples privés qui accueillent le public la possibilité d’acheter le terrain sur lequel ils ont été construits, bien après 1968, il y a des exemples dans Villèle même, les fidèles et les membres de la Chapelle la Misère ne comprennent pas les raisons du refus catégorique que la Municipalité vient de leur signifier.

 

Alors que depuis 1968, la Chapelle la Misère paie chaque année des impôts pour l’occupation du terrain, la Commune propose aujourd’hui à la Chapelle la Misère de lui payer un loyer de 800 euros par an pour ce terrain, sans possibilité d’achat. Pourtant, les fidèles et de nombreux sympathisants à travers l’île se sont sacrifiés à travers des donations pour que la Chapelle la Misère puisse enfin acheter la portion de terrain sur laquelle elle est située.

 

Cette décision de la Municipalité est aussi une véritable offense à l’encontre de la Communauté tamoule de La Réunion. Mme Huguette Bello et certains membres de son équipe ne devraient pas se servir de notre religion à des fins de règlement de compte politique et électoraliste. Mme Bello ne devrait pas se rabaisser à utiliser le pouvoir que le peuple saint-paulois lui a donné pour tenter de bâillonner un temple, quand bien même les dirigeants ne seraient pas de sa tendance politique.

 

Parmi les fidèles que compte la Chapelle la Misère, il y a des personnes qui, politiquement, sont pro-Bello, pro-PS, pro-PCR, pro-UMP, etc. Pourtant, en entrant dans la cour du temple, chacun met de côté son opinion politique pour se consacrer à la prière, car seul Dieu compte. C’est aussi le cas dans tous les temples de l’île.

 

La Chapelle la Misère ne laissera ni Mme Bello, ni aucun autre décideur politique se servir de notre religion à des fins de règlement de compte électoraliste et personnel. Si la Municipalité de Saint-Paul persiste à nous ridiculiser, nous mobiliserons à Saint-Paul même la Communauté tamoule ainsi que les sympathisants de la Chapelle la Misère, au-delà des clivages politiques, pour dénoncer une décision qui n’est ni juste, ni équitable.

 

La Chapelle la Misère

 

 


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