Di sak na pou di

Comme c’est surprenant !

Témoignages.re / 5 juillet 2010

Toujours Rue de la Digue, dans le Fond de la Rivière Saint-Denis, un Bibi Jacquot ou Bois d’Orme (Guazuma ulmifolia) est en train d’être sauvagement mutilé, et non supprimé comme il en a été du Teck d’Arabie situé un peu plus en amont.

Je ne me trompe pas, nous sommes au début de la saison fraîche, non cyclonique. Pourquoi cet élagage à contre-saison ? A moins que ce soit les prémisses d’un nouvel abattage aux portes de la dérision ! Rentrant de nuit, je constate que le forfait est commis. Supprimer un, deux grands arbres plus que centenaires est une sorte de cancer de l’Homme pour sa proche nature salutaire.

Aurait-on oublié que les arbres sont des climatiseurs naturels ? Pourquoi tant d’automobilistes ou camionneurs garent-ils leurs véhicules à l’ombre des houppiers déployés et feuillés ?

Aurait-on oublié qu’ils sont des capteurs de dioxyde de carbone (gaz carbonique), nous offrant en échange un pur oxygène ?

Jadis désigné par Orme d’Amérique ou Cèdre pyramidal dans les catalogues de Nicolas Bréon (en 1825), et Jean-Marie Claude Richard (en 1856), cette Malvacée arborée (ex-Sterculiacée) offre des fruits noirs qui ont l’apparence étrange des Mûres, mais restent fermes car ligneux ; néanmoins, ils ont égayé la bouche de plus d’un marmaille.

Je n’évoquerai pas ici les nombreuses propriétés médicinales prêtées à cet arbre tropical.
Je me contenterai de dire que l’on ne fait pas grand cas de nos amis chlorophylle utiles et généreux.
Pourquoi tant de saccages dommageables ?

Ernest Framboisier


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