Di sak na pou di

Comment mépriser les lycéens ?
Démonstration du Recteur et de la Région

Témoignages.re / 26 avril 2011

Le Conseil Académique de la Vie Lycéenne (CAVL) est l’unique instance représentative à échelle académique pour les lycéens. Ce dernier se réunit en moyenne trois fois par an et convoque les vingt élus lycéens de toute l’île, élus par leurs camarades pour les représenter dans les débats face à l’ensemble de la communauté éducative : parents, enseignants, chefs d’établissements, Rectorat, Région, etc.

Bien que le crédit accordé à cette instance est déjà restreint, car il ne s’agit que d’une instance consultative (et non décisionnelle), elle reste néanmoins la seule possibilité pour les lycéens de faire entendre leur voix dans les débats et projets concernant leur lycée.

Le deuxième CAVL de l’année s’est donc réuni ce jeudi 14 avril regroupant l’ensemble des membres de cette instance, à l’exception des absences très remarquées du président du CAVL : M. le Recteur, et de la collectivité en charge de la gestion des lycées : la Région Réunion, représentée par Mme Patricia Kichenaman Doxiville.

Il s’agit de cette même Patricia Doxiville qui, quelques mois auparavant, vantait sur les chaînes locales son action pour les lycéens et son engagement dans le nouveau Conseil régional des jeunes (CRJ) ; comment croire une élue qui ne se donne même pas la peine d’écouter les demandes concrètes des lycéens pour leurs établissements dans la seule instance étatique mise en place pour les lycéens et qui, de ce fait, laisse le Conseil se dérouler sans aucun représentant de cette même Région Réunion qui, par la voix de son président, M. Didier Robert, avait martelé son attachement pour la jeunesse et son émancipation, c’est encore une fois une énième démonstration de la trahison de Didier Robert à l’égard des jeunes.

Ou encore, il s’agit de ce même recteur d’Académie nous garantissant sa détermination à œuvrer pour la réussite des lycéens de l’Académie, nous transformant le démantèlement de l’Éducation nationale, par les suppressions de postes, en un « effet indolore ». Ces 162 suppressions de postes qui, en réalité, vont se transformer en plus de 190 suppressions, véritable provocation après les mobilisations exemplaires en février et mars 2011 des lycéens, enseignants, parents, agents, etc.

Bref, voilà encore une fois la preuve du mépris dont font preuve nos différents représentants à l’égard des lycéens, et plus généralement de la jeunesse.


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