Di sak na pou di

Comment peuvent-ils se dire du PCR ?

Témoignages.re / 2 février 2012

« Lorsqu’un anti-communiste me félicite, je me demande quelle bêtise j’ai pu faire ».

Depuis plusieurs jours, cette question, Mme Pausé aurait pu se la poser puisqu’elle se dit PCR. Quant à M. Alamélou, c’est depuis plus de 3 mois que les adversaires du PCR le cajolent, lui font la courte échelle et l’incitent au reniement.

Soyons clairs : au sein d’un parti, et singulièrement au sein du PCR, il existe une discipline : celle du respect des orientations définies par le congrès. Cela ne signifie pas qu’on doive renoncer à faire valoir son opinion. Le comité central du PCR est certainement l’un des endroits où la discussion est libre et où tous les points de vue peuvent s’exprimer. Certaines sections, à leur demande, y sont même surreprésentées par rapport au faible nombre de leurs adhérents. Au cours des discussions sur les rapports, chacun peut intervenir à sa guise pour faire part de son analyse, y compris si elle diffère de celle du rapporteur.

Il en est de même à l’occasion des nombreuses réunions permettant d’élaborer les propositions de thèses et résolutions de congrès. Or, à cette occasion, les positions arrêtées par le PCR, sa vision de l’avenir de La Réunion et les moyens politiques à mettre en œuvre recueillent l’adhésion des instances du PCR et sont adoptés par le congrès.

Et pourtant, à l’occasion d’élections, certaines et certains se découvrent subitement en complet désaccord avec leur parti. Sur quelles bases ? Ont-ils (elles) un projet différent pour l’avenir de La Réunion ? Si tel était le cas — et, après tout, pourquoi pas ? —, quelles sont les raisons qui les ont empêché(e)s d’exposer ce projet différent à l’ensemble de leur parti ?

Force est de constater que tel n’est pas le cas. On se retranche derrière des considérations personnelles, des blessures d’égo alléguées, bref, on se plaint de son sort et, à ce titre, on fait l’impasse sur le devenir de tous les autres.

Comment justifient-ils (elles) leur reniement ? : Je me sens blessé(e) ?, alors peu importe l’avenir de mon île, je règle mes petits comptes personnels sur le dos de celles et ceux dont je sollicite les suffrages… pour un projet politique différent ? NON : en réalité, pour préserver ma position de rentier(ère) politique.

Cela se fait au mépris du long et patient travail historique, de tous les sacrifices consentis par des générations de militants, pour construire un projet politique et bâtir l’outil, le PCR, permettant de faire passer ce projet dans la vie quotidienne.

Et cheminant ainsi, ils (elles) n’hésitent pas à rechercher — et obtenir — le soutien de ceux-là mêmes qui font profession d’être des adversaires résolus du parti… dont, contre l’évidence même, ils (elles) prétendent être toujours membres.

Ti-Louis

(NB : Assurément, cette contribution va provoquer l’ire des contributeurs spécialisés dans l’anticommunisme. Qu’ils en soient remerciés par avance puisque leur "argumentation" fera cortège aux "authentiques" communistes de Sainte-Suzanne que sont Mme Pausé et M. Alamélou. Ce faisant, et en toute inconscience, ils feront la démonstration attendue : des anticommunistes patentés subitement convertis en chauds partisans de "vrais" communistes !).


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