Di sak na pou di

Conséquences de « l’idylle procréatrice » entre Neandertal et Cro-Magnon

Frédéric Paulus / 6 juin 2016

Ce qui caractérise une espèce, c’est sa capacité à engendrer la vie. Il semble que ce fut le cas entre les deux cousins (mais pas germains !). Si l’on se réfère aux récentes découvertes sur le séquençage du génome des deux partenaires qui auraient vécus une telle « idylle procréatrice », en évitant de parler en termes moins poétique de « copulation », 2,5 à 4 % des gènes du génome de l’homme moderne, donc nous-mêmes selon les chercheurs paléo-généticiens, seraient communs avec le regretté Homme de Neandertal. Pour s’informer de ces découvertes et des nouvelles hypothèses sur l’énigme de sa disparition on peut consulter avantageusement le documentaire de Jason Levangie (2015) diffusé récemment sur France 5 ayant le titre évocateur de : « L’Apocalypse de Neandertal » ; accessible sur le Web.

Chaque découverte fondamentale d’un patrimoine génétique commun entraînant son lot de conséquences, on relèvera celle qui peut porter atteinte au mythe de la « pureté » de la race arienne. Cette déduction nous interpelle car un des thèmes qui nous mobilise porte sur l’origine du mal humain qui aura fait que des millions d’Allemands (avec bon nombre de « collabos » français) ont pu suivre la folie hitlérienne ? Mettant de côté l’hypothèse de la croyance aux diables ou à leurs avatars des religions, l’idéologie de cette soit disant « pureté » véhiculée dans Mein Kampf pourrait bien être en partie une des composantes de ce « mal humain ». Une question vient immédiatement : Comment l’être humain peut-il être aussi influençable pour commettre des atrocités inimaginables ? La question est soulevée, elle reste sujette à exploration scientifique.

Autres hypothèses considérées comme scientifiques dans ce documentaire, et là encore étayées par de nombreuses équipes de chercheurs et sur plusieurs continents, (on citera John Hawks de l’Université de Madison dans le Wisconsin), l’Homme du Neandertal ne serait pas la « brute » imaginée avec un QI nettement défaillant par rapport à Cro-Magnon - Sapiens. De plus, l’hypothèse qu’il n’existerait plus est battue en brèche, des vestiges de sa présence existeraient dans nos gènes, mais pas chez les Africains ! ? Le métissage n’ayant pas eu lieu du fait de l’éloignement géographique.

Et sa disparition physique ? Au-delà du patrimoine génétique légué, elle serait due aux conséquences de l’irruption d’un volcan à cendres, toujours actuellement grondant sous la ville de Naples. Le génocide de nos cousins ? Nous en serions déculpabilisés.

A quand notre fierté de porter une partie de leurs gènes ?

Frédéric Paulus
CEVOI Saint-Denis


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