Di sak na pou di

Danger pour la démocratie : agissons !

Témoignages.re / 15 janvier 2016

Tandis que sur la scène médiatique de débat autour de l’état d’urgence et de la déchéance de nationalité amuse le peuple ; en coulisse, c’est la panique ! Les sondages annoncent déjà que 74 % des citoyens français ne veulent ni de Sarkozy, ni de Hollande et que 61 % d’entre eux ne veulent pas non plus de Marine Le Pen. De tels chiffres affolent tous ceux qui de droite et de gauche, se partagent le pouvoir en alternance depuis plus de 60 ans ! La question qui agite leurs neurones est : comment allons nous réussir à sauver notre fauteuil de notable ? En fait, quand il s’agit de défendre leurs intérêts, nos “chers” politiciens font preuve d’imagination et savent travailler vite ! Dans la précipitation, ils ont déposé deux propositions de loi (organique et ordinaire) à l’Assemblée Nationale le 5 novembre 2015. Si l’on en croit le titre de la loi, il s’agirait de la « modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle » Or ces lois visent surtout à réduire encore un peu plus la voilure de la démocratie. Ces lois sont portées par Mrs Bruno Le Roux et Jean-Jacques Urvoas… Le gouvernement a déjà engagé la « procédure accélérée » et ces propositions de loi ont été adoptées par l’Assemblée Nationale le 16 décembre 2015. Personne n’a vendu la mèche. Les médias de la cour sont devenus de bons toutous !

En fait, l’objectif non avoué est de tout faire pour rendre la candidature des autres candidats plus difficile, voire impossible. En effet, avec ces nouvelles lois, ce sont les élus qui enverront directement leurs soutiens au Conseil constitutionnel ; aucun candidat ne saura donc s’il a ses parrainages avant la divulgation officielle des noms. Le nom des élus et les listes entières de soutiens, seront divulgués au public pour chaque candidat, ce qui fera hésiter certains élus auxquels on pourra mettre la pression.

Enfin, les temps de paroles pendant la précampagne seront proportionnels au nombre d’élus des formations politiques en place et proportionnels aux sondages organisés par les multinationales, autant dire zéro pour ceux qui auraient franchi les premiers obstacles… Temps de parole d’autant plus injuste qu’entre deux élections, les partis du système (Républicains (ex UMP), le FN, le PS et ses jokers du centre, occupent 90 % des moyens d’information grand public…

Bref ! C’est le pouvoir assuré à perpétuité pour ceux qui organisent et soutiennent cette mondialisation du moins disant social ; cette mondialisation qui détourne vers la sphère financière une part grandissante de la richesse produite par le monde du travail et de la création (salariés, du privé et du public, artisans, artistes, agriculteurs, patrons de petites et moyennes entreprises citoyennes qui réinvestissent en France leurs profits dans l’économie réelle…).

Quant à ceux qui pour construire un nouvel ordre mondial équitable, proposent, de libérer la France des institutions comme le FMI, l’Union Européenne, la Banque mondiale, l’OMC… Censurés. Silence radio !

En fait de modernisation, il s’agit d’une nouvelle restriction du champ démocratique qui favorisera les candidats des partis traditionnels bien installés et empêchera l’expression politique novatrice, alternative, portée par des candidats émergents. Que la majorité du peuple s’abstienne de voter écœuré par de telles magouilles, ces politiciennes qui ne nous représentent déjà plus, n’en ont rien à faire, tant qu’ils gardent leur pouvoir et leurs rentes de situation !

Il est urgent d’agir pour refonder une véritable démocratie qui représente les intérêts des citoyens ; et si aucun mouvement de masse ne se lève pour faire barrage à cette loi ! C’est que notre peuple accepte de collaborer à cette forme de dictature new look, qui déjà emprisonne les syndicalistes qui luttent pour sauver leur emploi. Jusqu’où iront-ils ? Si personne ne bouge, il ne servirait à rien de jouer les Donquichotte pour défendre les intérêts d’un peuple qui aurait alors oublié son histoire… Pour en savoir plus, aller sur les sites de l’assemblée nationale : propositions/pion.

Didier Le Strat (Résistance 974)



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  • Le plus grand danger pour la démocratie c’est d’interdire à un tiers des citoyens d’avoir des représentants dans les instances nationales pour les représenter . Il faut peut être changer les règles de l’élection présidentielle car le parrainage est un scandale et il y- a d’autres moyens de s’assurer que ceux qui briguent la magistrature suprême ne sont pas des attardés mentaux ou des dangereux psychopathes. Mais ce qui est important et urgent c’est de mettre en place des moyens légaux pour que toutes les composantes de la nation soient représentées dignement dans ses institutions nationales et locales .

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