Di sak na pou di

De l’argent pour les trains en France, mais pas à La Réunion

Témoignages.re / 14 juin 2010

Comment un président de la 5ème république et un Premier ministre peuvent-ils rejeter le département et territoire d’Outre-mer par seule ambition politique, celle aussi de l’UMP. Depuis mai 2007, leur premiers soucis, c’est de garder le pouvoir très longtemps. Ce même président a fait beaucoup d’erreurs d’orientation politique d’une part et d’autre part, il n’est pas un économiste. Résultat : la France va mal et les Français sont inquiets pour l’avenir de leurs enfants, sous l’autorité de Sarkozy.
Pas de croissance forte, ni un PIB stable, la dérive porte sur 800.000 emplois détruits en France et deux millions sept cent trente huit mille chômeurs début janvier 2010. Et cela continue puisque au premier trimestre 2010, une note comptabilise à La Réunion 15.000 chômeurs de plus et si on regarde le résultat d’un seul secteur BTP. Fin mars 7.200 emplois détruits et cela peut atteindre 10.000 à 12.500 fin d’année 2010.
Les causes sont la suppression de trois grands chantiers par le nouveau président de la région, pas de nouveau lycée, pas d’ouvrage d’art, et du côté du Conseil général, pas de collèges, pas d’ouvrage d’art et grand chantier. Cette année 2010, du côté des collectivités, n’a aucun grand chantier prévu.

La politique du gouvernement est un échec.
En 2008, il a lancé 430.000 logements en construction pour passer à 330.000 en 2009 en cours de construction. Cette année, cela pourra atteindre 250.000 logements en cours de construction. Voici la politique que Sarkozy fait subir à la population française sur sa réforme :
1- La santé, peu de moyen pour se soigner.
2- L’éducation, manque de moyens pour les familles.
3- La privatisation : EDF/GDF demande aux Français de payer plus.
4- Réforme du code du travail en faveur des patrons du MEDEF.
5- Réforme des trois fonctions publiques avec diminution du nombre de fonctionnaires et beaucoup de problèmes posés aux Français.
6- Réforme des retraites : l’attaque du départ à 60 ans pour ramener la France comme les autres pays européens à +5 ou 67 ans, prévision 2050.

Au lieu d’aller sur 2025 pour un délai de 15 ans pour assurer globalement toutes les données nécessaires sur une nouvelle orientation politique, pour atteindre une croissance économique forte et avec un PIB fort, en attendant il faut taxer le grand capital, le CAC40, les dividendes des actionnaires et aussi arrêter les exonérations patronales, réformer le bouclier fiscal et augmenter la CSG.
L’âge du départ peut rester à 60 ans, il ne faut pas oublier tous les secteurs des travaux pénibles, et il faut rester sur la retraite par répartition.
Sous l’autorité de M. Sarkozy, il a lancé un plan relance au début du mois de février 2009 pour un montant de 23 milliards d’euros votés à l’assemblée nationale pour aider les marchés qui doivent sortir dans les collectivités Département – Région pour ceux qui en font la demande, avec rapport de la situation à l’appui. Comment expliquer que La Réunion soit exclue de cette loi, étant donnée que la demande de l’ancienne équipe de la Région a vu la porte fermée par le Premier ministre. Or, la Région Réunion ne peut plus boucler le financement du tram-train sans la dotation ferroviaire.

Ce même président participe à un sommet avec les 26 autres chefs d’État de l’Union européenne, et engage la France solidairement avec les 26 autres pays sur un montant global de 750 milliards d’euros. Début 2009, il a déjà pu prêter aux banques trois à quatre milliards, tout cela pour empêcher qu’elles fassent faillite.
Le même Premier ministre qui refuse la dotation ferroviaire pour La Réunion trouve l’argent pour subventionner 2.500 kilomètres de rails, construire plusieurs lignes de TGV et tram-train en métropole selon les projets de Sarkozy, alors que l’on ne peut pas subventionner 80 à 100 kilomètres de rail à La Réunion, entre Saint-Benoît et Saint-Joseph. L’ensemble des Réunionnais en tiendra compte dans un prochain avenir électoral.

Roger Alagama


Kanalreunion.com