Di sak na pou di

De la confrontation a la coopération partagée…

Témoignages.re / 9 novembre 2009

La décision d’adhérer la municipalité de Saint-Pierre à la Société Publique Locale d’Aménagement (SPLA) présidée par le Conseil Régional, relève de l’intérêt général et revêt de la plus grande responsabilité face d’une part aux défis des enjeux du développement durable de la Micro Région Sud et d’autre part, au regard de la situation économique actuelle.
Il s’agit d’une décision qui fera acte dans l’histoire du développement de la ville de Saint-Pierre et à la fois du Sud.

La SPLA est un dispositif qui a pour origine le droit communautaire issu de la jurisprudence de la Cour de Justice des Communautés Européennes. Ce procédé régi par les dispositions du Code de commerce relatives aux sociétés anonymes, du Code général des collectivités territoriales et du Code de l’urbanisme est un outil formidable qui permettra d’accélérer la réalisation de projets structurants pouvant ainsi contribuer au rééquilibrage territorial.

Cette coopération institutionnelle est l’illustration concrète d’une préoccupation d’un schéma de développement global et cohérent, partagée par l’ensemble des acteurs afin de faire sauter les freins qui entravent la mise en œuvre d’un plan de relance Réunionnais.

Cette démarche responsable n’est-elle pas le préalable d’un développement endogène ? Car, posons nous la question : Quelles sont les exigences d’un développement endogène ?
Nous pouvons aisément décliner deux conditions sine qua non à ce développement endogène :

- La première, c’est tout d’abord, la construction d’un projet Réunionnais par des Réunionnais pour répondre à des défis Réunionnais.

- La seconde, c’est la construction d’un rassemblement très large pour adopter ce projet.

Le développement endogène est ainsi enclenché par la mise en œuvre de la SPLA.
De cette manière, les Réunionnais sont les acteurs de leur développement. Et pour aller vers ce développement endogène, il est essentiel de sortir de la logique de l’affrontement pour progresser vers ce que le président Paul Verges appelle le « Partenariat Institutionnel ».
Un partenariat où chacun contribue à la réalisation d’un objectif commun décidé par des Réunionnais responsables.
Je ne peux donc que saluer le courage politique de la majorité municipale de la ville de Saint-Pierre d’intégrer la SPLA.
Une page de la politique Réunionnaise est tournée, nous passons ainsi de la confrontation à la coopération dans le cadre d’une responsabilité partagée…

Krishna Damour, Conseiller Municipal de l’opposition de la Ville de Saint-Pierre


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