Di sak na pou di

Déchets de pêche : même morts, ils tuent encore !

Témoignages.re / 11 mars 2013

Chaque année, des milliers d’oiseaux, de poissons et de mammifères meurent avec souffrance, à cause de déchets de pêche traînant dans la nature : hameçons coincés dans l’œil ou l’estomac, fils piégeant les pattes ou serrant le cou, intoxication par les plombs... Ces horreurs peuvent être évitées par des comportements plus responsables, expliqués dans un dépliant destiné aux pêcheurs.

À l’occasion de l’ouverture de la pêche pour les rivières de première catégorie 1 le 9 mars, l’ASPAS et Sea Shepherd lancent une nouvelle campagne de sensibilisation pour les pêcheurs et les professionnels de la pêche sur ces déchets qui jonchent les abords des cours d’eau.

Des oiseaux se retrouvent enchevêtrés dans des fils de pêche laissés au fond de l’eau ou dans les arbres. Ligotés aux pattes ou aux ailes, ils se retrouvent prisonniers. Ne pouvant plus se nourrir, les animaux épuisés se noient ou se pendent. Des hameçons restent coincés dans la bouche ou viennent parfois perforer l’œsophage ou l’estomac des animaux. Ne pouvant plus se nourrir, ils agonisent lentement. Tous ces déchets représentent un piège mortel pour des milliers d’espèces. De même, les bouteilles en verre abandonnées sont des véritables pièges, notamment pour les micromammifères qui restent coincés et meurent de stress, de froid, de faim...

L’ASPAS et Sea Shepherd informent tous les acteurs et usagers des zones humides face à ces accidents, qui peuvent être évités. Des conseils pour limiter l’impact des déchets de la pêche sur la biodiversité sont disponibles sur un dépliant gratuit mis à disposition auprès des fédérations et des professionnels de la pêche qui en auront fait la demande, afin qu’ils sensibilisent leurs adhérents, associés, clients... à la bonne conduite à tenir vis-à-vis de la faune sauvage et de la nature.

ASPAS et Sea Shepherd France


Kanalreunion.com